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À partir d’avant-hierKorben

20 ans de passion et de partage sur Korben.info ! Merci d’être là !

Par : Korben
5 mai 2024 à 07:30

Salut tout le monde,

Aujourd’hui, nous sommes le 5 mai 2024 et c’est une date très spéciale pour moi, car je fête avec vous tous, les 20 ans de mon site web korben.info !

Y’a 20 ans, en 2004, quand j’ai commencé, le site s’appelait Korben.tk et était destiné à distribuer des petits softs que je développais. J’avais alors 22 ans, je finissais mes études, et je cherchais du boulot. Et rapidement, j’ai commencé à écrire des articles sur ce site statique, des années avant même que je ne sache ce qu’était un blog.

Mon objectif à l’époque, qui est toujours le même aujourd’hui, c’était de partager avec les gens qui me lisent, tout ce qui me plait et également d’avoir une espèce de pense bête Tech qui me permet de retrouver plus tard une astuce ou un logiciel que j’aurais trouvé utile. D’ailleurs je ne compte pas les fois où je suis retourné lire mes propres articles pour retrouver tel ou tel truc.

Je suis donc à la fois très fier du chemin parcouru, parce que 20 ans pour un site web, alimenté quotidiennement (je suis bientôt à 17 000 articles) , c’est quand même pas un truc qui arrive souvent. Et je suis également rempli de gratitude envers vous tous, qui me lisez, pour certains depuis les débuts. Un énorme merci à vous !

La vie du site et la mienne sont assez entremêlées puisque je suis seul aux commandes depuis toujours, même si j’ai parfois des guests qui passent me poster un article de temps en temps pour le fun. J’ai aussi toujours fait en fonction de mes envies, en fonction de mon temps disponible également et j’ai grandi et évolué avec le site même si sur le fond, y’a pas eu de grands bouleversements. Je parle toujours uniquement de ce qui me plait et m’intéresse et tant pis si ça marche ou pas. En tout cas, ça m’a permis de rencontrer pas mal de monde, de vous rencontrer également, de vivre des expériences de dingue, d’aller dans des endroits uniques… J’ai beaucoup travaillé pour avoir cette chance, me levant trèèèès tôt le matin et me couchant trèèèès tard le soir après le boulot pour alimenter ce site sans faillir.

Aujourd’hui, c’est évidemment beaucoup plus rodé en termes de rythme… J’ai maintenant 42 ans et je suis content de vivre de ma passion et de partager tout cela avec vous. Vous êtes d’ailleurs encore plusieurs millions à passer ici chaque mois et j’ai toujours la flamme, ce plaisir de la découverte et du partage, alors tout va bien. On verra si dans 20 ans, le bébé à lunettes sera encore sur la toile, mais moi tant que ça me plait, je continue.

Je tiens évidemment à remercier toutes les personnes qui au fil des années m’ont soutenu, donné un coup de main, des conseils, ou avec qui j’ai travaillé, car c’est également leur victoire. Merci à tous ! Merci aussi à mon entourage et ma famille qui m’a toujours soutenu, y compris dans mes galères qu’elles soient techniques ou humaines.

Et puis surtout, merci à vous d’être encore là après tant d’années. C’est toujours un plaisir d’échanger avec vous quand j’ai la chance de vous croiser IRL ou sur la toile. C’est quand même cool de partager des passions communes avec d’autres gens.

Bref pour fêter ça, je vous laisse avec une animation que mon fiston de 13 ans a réalisée spécialement pour l’occasion. Vous allez voir, il fait déjà de belles choses et je suis un papa très fier :).

À très vite et bon dimanche à tous !

Android ou iOS, qui est le plus bavard ?

Par : Korben
2 mai 2024 à 14:02

Aujourd’hui, on va causer d’un sujet qui tient à cœur de tout le monde : la sécurité et la confidentialité de nos smartphones ! Ernestas Naprys, un journaliste de Cybernews, s’est amusé à comparer les systèmes Android et iOS pour voir lequel était le plus sûr et le résultat ne manque pas de piquant !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit rappel quand même : nos téléphones ne font pas que nous tenir compagnie la nuit dans le lit… non, non.. ils en profitent aussi pour fureter à gauche et à droite, accédant à nos données et discutant avec des serveurs du monde entier, parfois même jusqu’en Russie !

Bref, notre Sherlock a installé le top 100 des applis iOS et Android sur des téléphones remis à zéro, les a lancé et laissé comater tranquillos pendant 5 jours.

L’objectif ? Tracer chaque petite connexion sortante pour voir à qui elle cause en douce.

Résultat des courses : L’iPhone se révèle être un sacré bavard, engrangeant 3308 requêtes par jour en moyenne, contre 2323 pour son rival Android. Mais attention, le diable se cache dans les détails ! Si iOS papote plus, il le fait principalement avec ses potes de chez Apple (60% du trafic quand même). Android, lui, est beaucoup plus partageur et distribue ses requêtes à tout va, surtout via des applis tierces.

Autre fait marquant, quand il s’agit de taper la discute avec des serveurs situés en Russie ou en Chine, Android est un vrai moulin à paroles ! Là où l’iPhone n’envoie qu’un petit coucou quotidien en terre de Poutine, le robot vert se fend d’un joyeux « Priviet ! » pas moins de 39 fois en 3 jours. Et côté Chine, c’est la même : Android ça y va tranquille tandis qu’iOS lui fait l’impasse complète et n’envoie rien vers l’Empire du Milieu.

Côté applis douteuses niveau confidentialité, là encore, c’est pas la même sauce ! Facebook ? 200 requêtes par jour sur Android, seulement 20 sur iOS. TikTok ? 800 check quotidiens pour le Android, 36 en tout sur 5 jours pour la pomme.

Alors, comment expliquer cet écart de comportement entre les deux systèmes ?

Notre expert avance 2 hypothèses :

Tout d’abord un App Store mieux tenu, avec moins d’applis potentiellement malveillantes ou intrusives, mais également une politique bien plus stricte d’Apple envers les développeurs qui voudraient mettre leur nez dans nos petites affaires.

Bon mais qu’est-ce qu’on fait nous du coup ?

Et bah comme d’hab’, le mieux c’est d’avoir le moins d’applis possibles, et de privilégier celles qui ont pignon sur rue. Évitez de synchroniser tous vos comptes et toutes vos données dans tous les sens, et pensez à faire un petit coup de ménage de temps en temps dans vos applis. Moins y a de bordel, mieux c’est.

Autre chose : privilégiez le bon vieux navigateur web plutôt que les mini-browsers intégrés dans les applis, qui sont de vraies passoires. Voici un petit tuto pour voir par vous-même à qui causent vos applis :

  1. Allez sur le site https://InAppBrowser.com depuis votre navigateur web.
  2. Copiez le lien et collez-le dans une de vos applis qui utilise un navigateur intégré (comme Whatsapp, Instagram, Facebook, etc).
  3. Ouvrez ce lien depuis l’appli sélectionnée.
  4. Vous devriez voir s’afficher la liste des commandes JavaScript injectées par l’appli sur la page web ! 😱

Bon courage !

BZZZT le platformer qui fait mouche

Par : Remouk
1 mai 2024 à 16:20

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
— Contient des liens affiliés Amazon —

ZX8000 est un mignon petit robot (certainement une version très évoluée du cultissime ZX80) créé par Emily et Norbert, qui va devoir se mettre à l’action pour contrecarrer les plans du machiavélique Badbert qui perdu toute empathie. :'( On va contrôler un ZX8000 super agile et le faire évoluer dans des épreuves de plate-forme millimétrée : BZZZT !

Présenté lors du dernier Indie World pour sa sortie future sur Nintendo Switch, BZZZT est cependant déjà accessible sur PC (Steam). Ce petit jeu a été pensé et créé par (quasiment) une seule personne : Karel Matejka. Vous le connaissez peut-être via son pseudo ko.dll car, depuis des années, il poste sur Insta et Twitter des créations, graphismes et animations en pixel-art de toute beauté. 🤩

Sur l’aspect sonore il s’est fait aidé par son ami Martin Linda, qui fait des bruitages au top, mais surtout des musiques excellentes, vous vous surprendrez à vous dodeliner de la tête et vous enjailler entre deux cris de rage contre une scie circulaire qui a bougé trop tôt. 😭

Je trouve l’aspect artistique et technique excellent ; on est à fond dans l’univers 16-bit (sonorités, pixel-art…) mais en profitant des bonus de notre époque (effets graphiques modernes, éclairage fins, jeu parfaitement fluide, pistes audio sans limitation…). C’est un peu le meilleur des deux mondes.

Niveau gameplay, ici aussi tout est au poil. 👌 C’est un jeu de plate-forme à la Super Meat Boy : niveaux courts présentant un challenge certain. Il faut aller vite, chopper le « rythme » du stage, utiliser à bon escient nos différents pouvoirs comme le double saut, le dash, et autres surprises qu’on débloque au fur et à mesure.

La difficulté est vraiment bien dosée : tout d’abord il est possible de jouer avec un système de vie, ou pas, en mode die & retry. Mais aussi, vous pouvez vous contenter de « juste » finir un niveau, ou alors le finir en choppant toutes les vis, ou alors en mode time attack, ou alors en trouvant les petits secrets cachés ici et là… Et alors, ça devient nettement plus compliqué. 🙂

Il y en a pour tout le monde ! La durée de vie est un peu courte (comptez 3 à 5 heures selon votre niveau), même si le jeu dispose d’une très bonne rejouabilité via les différentes objectifs. Cela étant dit, son prix est plutôt en adéquation : 12€ ! Bref, c’est un très joli 🤖🤖🤖🤖/5 car j’ai adoré ce petit bonbon nostalgique & digitalisé !

Disponible sur Steam et bientôt sur Switch avec, si j’ai bien compris, quelques petites nouveautés en plus… À vous de voir si vous préférez attendre ou pas. 😉

Retrouvez BZZZT sur PC (Steam) ou Nintendo Switch

Ikki veut jouer avec moi ?

Par : Remouk
29 avril 2024 à 12:48

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
— Contient des liens affiliés Amazon —

Je ne sais pas qui a eu cette idée et encore moins qui l’a validée, mais fallait le faire. 😅 Créer une suite à Ikki (appelé aussi Boomerang ou encore Farmers Rebellion), jeu considéré comme ultra pourri, sorti dans les années 80 sur la première Nes et en salles d’arcade, mélanger son concept initial au déjà culte Vampire Survivors, y ajouter une couche multijoueur… Et voici Ikki Unite sur PC et Nintendo Switch !

Ikki Unite est donc un clone de Vampire Survivors : notre personnage, au milieu de l’écran, attaque automatiquement pour se défendre face aux vagues d’ennemis qui essayent de le buter. Haut, bas, gauche, droite, et c’est parti ! Ikki dispose tout de même de sa propre originalité, à commencer par le contexte : on incarne différents membres du peuple qui se rebellent contre le magistrat maléfique.

Il s’agit de le renverser : nous avons donc différents objectifs à accomplir (souvent combattre un boss) et pour se faire, il faudra explorer la map afin de se rendre au bon endroit, éclater un max de sbires farfelus pour faire de l’XP, ramasser objets et bonus, bref, progresser sur le chemin.

Car oui, on progresse, on débloque de nouveaux pouvoirs, de nouvelles armes, qui elles-mêmes deviennent de plus en plus puissantes. On recrute aussi d’autres personnages qui vont nous suivre et nous prêter main forte. Ça change de la formule classique, et l’aspect mignon / débile est bien rigolo aussi !

Du roguelite simple, efficace, super plaisant. L’autre originalité de Ikki Unite, et c’est dans le nom, c’est l’aspect multijoueur : on peut faire équipe jusqu’à 16 joueurs en ligne pour mener à bien la révolution ! ✊ Super chaotique et super fun. 😁 C’est là que les différentes classes de personnage (combattants, amplificateurs, explorateurs et soigneurs) prennent toute leur dimension.

Il y a d’ailleurs 16 personnages différents à jouer, de quoi varier les plaisirs et casser un peu la répétitivité inhérente à ce style de jeu. Niveau contenu y a pas mal de choses, c’est bien fourni. On sent que les développeurs se sont fait plaisir !

Pour conclure, Ikki Unite ne paie pas de mine, mais il a tout de même son charme, sa valeur ajoutée, son intérêt à lui, et rien que ça c’est cool. 🙂 Si vous appréciez le genre ça change un peu. Pour ma part, j’aurais du mal à vous dire si ça vaut ses 12 à 15€ (selon la plateforme) quand « l’original » est à 5€ maximum… Au pire, attendez une petite promo. 🙃

Retrouvez Ikki Unite sur PC (Steam) ou Nintendo Switch

SerenityOS – Le mariage bien vintage entre une interface des années 90 et la puissance actuelle d’Unix

Par : Korben
28 avril 2024 à 07:00

Ah les années 90… L’époque bénie des interfaces old school, des systèmes bien bruts de décoffrage et du code qui sent bon le bricolage ! C’était le bon vieux temps. Mais si je vous disais qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre ? Profiter de la beauté vintage d’une interface bien rétro et des muscles d’un UNIX moderne ?

Eh oui, c’est le pari un peu fou de SerenityOS, un OS fait maison avec amour qui marie l’interface cosy des 90s et le power user d’aujourd’hui.

Le look d’un Windows 95 croisé avec un Mac OS 8, mais qui repose sur un kernel custom fait à la main, avec une architecture bien clean, des applis maison et des outils qui déchirent. C’est ça SerenityOS.

Alors oui, c’est sûr que ça va pas remplacer votre Ubuntu ou votre Debian pour bosser (quoique, bossez-vous vraiment ?). Mais franchement, pour le fun, ça vaut grave le détour.

Le truc de ouf, c’est que tout est fait from scratch par une équipe de devs passionnés : le browser, la GUI, les jeux, les démos… Même le kernel et la LibC sont faits maison, c’est dire ! Et pourtant, ça reste super cohérent et intégré, avec une vraie philosophie derrière. C’est pas juste de la nostalgie, c’est aussi des idées neuves et du code au top !

Sous le capot, SerenityOS carbure à un kernel préemptif qui gère le multi-threading, un système de fichiers compatible POSIX, une stack réseau IPv4 qui cause TCP et UDP, et même un serveur graphique maison. Tout ça tourne sur du x86 64 bits, et c’est cross-compilé avec les outils modernes comme GCC et Clang. Et si vous êtes du genre power user à la recherche de la moindre killer feature, vous allez être servis :

  • Un browser digne de ce nom, avec support de JavaScript, WebAssembly et des technos web modernes
  • Des applis pour gérer votre vie numérique : mail, chat, calendar
  • Des outils pour les devs : terminal, éditeur, débogueur, profiler
  • Des jeux old-school : démineur, solitaire, échecs
  • Et même un spreadsheet façon Excel, mais en mieux !

SerenityOS c’est un peu comme si vous vous étiez tous réunis dans un garage pour faire le système de vos rêves, avec les technos d’aujourd’hui mais l’état d’esprit et le goût du pixel d’hier. C’est frais, c’est fun, ça donne envie de bidouiller et de se replonger dans les joies du code et de l’OS DIY.

Alors si vous aussi vous avez gardé votre âme de geek des 90s, foncez sur SerenityOS pour tester tout ça !

EB corbos Linux – Le premier OS open source certifié pour l’automobile

Par : Korben
24 avril 2024 à 17:13

Figurez-vous qu’Elektrobit, le géant allemand de l’électronique automobile, vient de nous pondre un truc qui va faire plaisir aux fans de libre : EB corbos Linux, le premier système d’exploitation open source qui respecte les normes de sécurité les plus pointues du monde de la bagnole.

En gros, les constructeurs en ont marre de se trimballer des kilomètres de câbles et des centaines de boîtiers noirs dans leurs caisses-. L’idée, c’est de tout centraliser sur quelques « super ordinateurs » qu’ils appellent des « plateformes de calcul haute performance ». Et chacun gère son domaine : la conduite, l’info-divertissement, les aides à la conduite… Bref, ça simplifie le bordel et ça permet de faire évoluer les fonctionnalités sans toucher au hardware.

Le hic, c’est que tout ce bazar logiciel doit être hyper sécurisé. Parce que si votre autoradio plante, c’est pas bien grave, mais si c’est votre direction assistée qui décide de partir en vacances, bonjour les dégâts ! C’est là qu’EB corbos Linux entre en scène.

Grâce à son architecture unique, ce système d’exploitation prend Linux et le rend compatible avec les exigences les plus draconiennes en matière de sécurité automobile, genre les normes ISO 26262 et IEC 61508 en utilisant un hyperviseur et un système de monitoring externe qui valide les actions du noyau. En gros, Linux peut continuer à évoluer tranquillou sans compromettre la sécurité.

Comme cette distrib est basé sur du bon vieux Linux, il profite de toute la puissance de l’open source. Genre les milliers de développeurs qui bossent dessus, les mises à jour de sécurité en pagaille, la flexibilité, la rapidité d’innovation… Tout ça dans une distrib’ véhicule-compatible, c’est quand même cool. En plus, Elektrobit a développé ce petit miracle main dans la main avec l’équipe d’ingénieurs d’Ubuntu Core chez Canonical. Autant dire que c’est du lourd !

Elektrobit a pensé à tout puisqu’ils proposent même une version spéciale pour les applications critiques, genre les trucs qui peuvent tuer des gens s’ils plantent. Ça s’appelle EB corbos Linux for Safety Applications, et c’est le premier OS Linux à décrocher la certification de sécurité automobile auprès du TÜV Nord.

Mais le plus cool, c’est qu’avec cet OS, vous pouvez laisser libre cours à votre créativité de développeur automobile. Vous voulez intégrer les dernières technos de conduite autonome, d’intelligence artificielle, de reconnaissance vocale… Pas de problème, Linux a tout ce qu’il faut sous le capot.

Imaginez que vous bossiez sur un système de reconnaissance de panneaux pour aider à la conduite. Avec ça, vous pouvez piocher dans les bibliothèques open source de traitement d’image, de machine learning, etc. Vous adaptez tout ça à votre sauce, en respectant les contraintes de sécurité, et voilà ! En quelques sprints, vous avez un truc qui déchire, testé et approuvé pour la route. Et si un autre constructeur veut l’utiliser, il peut, c’est ça la beauté de l’open source !

Autre exemple, vous voulez développer un système de monitoring de l’état de santé du conducteur, pour éviter les accidents dus à la fatigue ou aux malaises. Là encore, EB corbos Linux est votre allié. Vous pouvez utiliser des capteurs biométriques, de l’analyse vidéo, des algorithmes de détection… Tout en étant sûr que votre code ne mettra pas en danger la vie des utilisateurs.

Bref, vous l’aurez compris, c’est le meilleur des deux mondes avec d’un côté, la puissance et la flexibilité de Linux, de l’open source, de la collaboration à grande échelle et de l’autre, la rigueur et la sécurité indispensables au monde automobile, où la moindre erreur peut coûter des vies.

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Tess – En route vers une IA génératrice d’images qui rémunère les artistes

Par : Korben
17 avril 2024 à 07:25

Les générateurs d’images IA actuels comme Midjourney, Dall-E et j’en passe, font polémique puisqu’ils piochent allégrement dans les œuvres des artistes sans leur consentement ni rémunération. Mais des solutions sont en train de se mettre en place pour les entreprises qui souhaiteraient utiliser l’IA pour illustrer leurs supports sans pour autant piller les artistes.

Une de ces solutions, c’est Tess qui propose une approche que j’ai trouvée intéressante puisqu’elle met en place des collaborations avec des créateurs pour utiliser leur style dans des modèles de diffusion d’images.

Concrètement, chaque modèle d’IA est entraîné sur le style visuel d’un artiste unique, avec son accord puis l’outil utilise un SDXL custom (Stable Diffusion) pour générer les images. Évidemment, à chaque fois qu’une image est générée avec son style, l’artiste touche des royalties ! C’est gagnant-gagnant donc.

L’outil intègre également un système de métadonnées basé sur le protocole C2PA, qui permet d’identifier clairement les images générées par IA et de les distinguer des créations originales.

L’objectif de Tess est donc clair : démocratiser la création d’images artistiques de qualité, en la rendant accessible au plus grand nombre, tout en rémunérant équitablement les artistes et leur permettant de garder la maitrise de leur art. C’est une bonne idée vous ne trouvez pas ?

Et les artistes dans tout ça ? Et bien si j’en crois le site de Tess, ils sont déjà plus de 100 à avoir déjà sauté le pas, séduits par ce nouveau modèle de rémunération. Maintenant si vous voulez devenir clients de la plateforme, ce n’est malheureusement pas encore ouvert à tous, mais une liste d’attente est en place pour vous inscrire et être tenu au courant.

Donnez une seconde jeunesse à votre vieux Mac avec OpenCore Legacy Patcher

Par : Korben
12 avril 2024 à 07:00

Si vous en avez assez de voir votre vieux Mac prendre la poussière dans un coin parce qu’il ne peut plus faire tourner les dernières versions de macOS, et bien j’ai une bonne nouvelle pour vous.

Il s’agit d’un outil nommé OpenCore Legacy Patcher (OCLP) qui est là pour redonner une seconde jeunesse à nos fidèles compagnons en aluminium ! Grâce au bootloader OpenCore et tout un tas de kexts et de patchs du noyau, OCLP permet d’installer et de faire tourner macOS Big Sur, Monterey, Ventura et même la toute nouvelle version Sonoma sur des Mac qui ne sont officiellement plus supportés par Apple, et ce jusqu’aux modèles sortis en 2007 ! Rien que ça.

Mais ce n’est pas tout, en plus de permettre de profiter des dernières fonctionnalités de macOS comme Sidecar, Contrôle Universel ou AirPlay vers Mac, OpenCore restaure aussi le support de pas mal de matériel que Apple a abandonné au fil des versions comme de vieilles cartes graphiques ou d’anciens chipsets Wi-Fi.

Alors bien sûr, tout n’est pas rose non plus et selon les modèles il y a quelques limitations, notamment au niveau des performances graphiques avec l’API Metal qui n’est pas supportée partout. Mais globalement, l’expérience utilisateur reste très bonne une fois OCLP installé.

La grande force d’OpenCore Legacy Patcher, c’est que contrairement aux outils de patch précédents comme DOSDude1 ou Patched Sur, il n’a pas besoin de modifier le système installé sur le disque. Au lieu de ça, il injecte ses modifications à la volée pendant le démarrage, ce qui permet de garder un système macOS « vanilla » (d’origine quoi) et de continuer à recevoir les mises à jour d’Apple directement depuis les préférences système, comme sur un Mac officiellement supporté.

Et le tout sans bidouiller le firmware ou désactiver des protections comme SIP, ça c’est la classe ! Évidemment, un Mac récent fera toujours mieux qu’un vieux coucou, mais pour tous ceux qui n’ont pas les moyens de changer de machine tous les 4 matins, OCLP est une super solution pour continuer à profiter de son Mac le plus longtemps possible.

Bien sûr, tout ça ne serait pas possible sans la super communauté de développeurs et bidouilleurs passionnés qui gravitent autour du projet. Alors je le tire mon chapeau pour leur boulot de dingue. Et aussi à Apple pour macOS, hein, faut pas déconner non plus ^^.

Après, attention, installer un OS non supporté c’est toujours un peu casse-gueule et ça demande un minimum de connaissances techniques. Donc si vous n’êtes pas sûr de vous, renseignez-vous bien avant de vous lancer. Les documentations du projet sont très complètes, et en cas de souci la communauté sur le Discord d’OCLP saura sûrement vous dépanner.

Bon, c’est pas tout ça mais je crois que je vais ressortir mon vieux MacBook Pro de 2005 moi, j’espère juste que la batterie n’a pas trop morflé !

Un agent SSH qui exploite la backdoor XZ

Par : Korben
11 avril 2024 à 08:53

Si vous me lisez assidument, vous avez surement tout capté à la fameuse backdoor XZ découverte avec fracas la semaine dernière. Et là je viens de tomber sur un truc « rigolo » qui n’est ni plus ni moins qu’une implémentation de la technique d’exploitation de cette backdoor XZ, directement à l’intérieur d’un agent SSH.

Pour rappel, un agent SSH (comme ssh-agent) est un programme qui tourne en arrière-plan et qui garde en mémoire les clés privées déchiffrées durant votre session. Son rôle est donc de fournir ces clés aux clients SSH quand ils en ont besoin pour s’authentifier, sans que vous ayez à retaper votre phrase de passe à chaque fois.

Cet agent démoniaque s’appelle donc JiaTansSSHAgent, en hommage au cybercriminel qui a vérolé XZ, et ça implémente certaines fonctionnalités de la fameuse backdoor sshd XZ. En clair, ça vous permet de passer par cette backdoor en utilisant votre client SSH préféré.

Ce truc va donc d’abord générer sa propre clé privée ed448 avec OpenSSL puis, il faudra patcher la liblzma.so avec la clé publique ed448 correspondante. Là encore, rien de bien méchant, c’est juste un petit script Python et enfin, dernière étape, faudra patcher votre client SSH pour qu’il ignore la vérification du certificat.

Et voilà !

Une fois que vous avez fait tout ça, vous pouvez vous connecter à cœur joie avec n’importe quel mot de passe sur n’importe quel serveur qui dispose de cette faille. Bon après, faut quand même faire gaffe hein, c’est pas un truc à utiliser n’importe comment non plus. Vous devez respecter la loi, et expérimenter cela uniquement sur votre propre matériel ou avec l’autorisation de votre client si vous êtes par exemple dans le cadre d’une mission d’audit de sécurité. Tout autre utilisation vous enverra illico en prison, alors déconnez pas !

Voilà les amis, vous savez tout sur JiaTansSSHAgent maintenant. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le repo GitHub de JiaTanSSHAgent.

Area 51 – Le code source du jeu culte dispo sur GitHub

Par : Korben
11 avril 2024 à 07:00

Ça y est les rétro-gamers, c’est le moment de boucler vos combinaisons et de prendre vos meilleures armes, car le code source du jeu culte Area 51 vient d’être rendu public ! Ce FPS de science-fiction sorti en 2005 nous plongeait dans les entrailles de la fameuse base militaire du Nevada, qui selon la légende est le théâtre d’expériences ultra-secrètes sur des extraterrestres. Développé par Midway Studios Austin, le jeu était sorti à l’époque sur PS2, Xbox et PC. Il s’agissait en fait d’un remake du jeu de tir au pistolet optique Area 51 des salles d’arcade, sorti dix ans plus tôt.

Dans cet épisode, on incarnait Ethan Cole, un agent en combinaison HAZMAT envoyé dans la zone 51 pour nettoyer la base d’un virus mutant qui a transformé le personnel en monstres sanguinaires. Un casting trois étoiles avait été réuni pour le doublage, avec David Duchovny (X-Files) dans le rôle principal, Marilyn Manson qui jouait Edgar un extraterrestre gris retenu prisonnier, et des acteurs comme Powers Boothe (Deadwood) ou Nolan North (Uncharted).

Malgré des critiques mitigées et des ventes décevantes, Area 51 est devenu un petit jeu culte pour son ambiance SF bien fichue, son gameplay nerveux et ses fusillades en vue subjective bien foutues pour l’époque. Mais alors qu’il était tombé dans un relatif oubli, voilà que ce bon vieux jeu refait surface de manière totalement inattendue en 2023 !

Le code source du jeu, datant du 31 mars 2005 c’est à dire juste avant la sortie officielle, a été retrouvé par hasard lors d’un vide-grenier chez un ancien développeur de THQ. Il a été mis en ligne sur GitHub par un groupe de fans dans l’espoir de faire revivre ce titre oublié. On y trouve tout le code du moteur Entropy Engine, la logique du jeu, ainsi que des versions Xbox, PS2 et même une ébauche de portage GameCube qui avait été annulé à l’époque. C’est une véritable mine d’or pour les archéologues du jeu vidéo et une occasion unique d’étudier les entrailles d’un titre commercial des années 2000.

Si vous êtes développeur, voilà une belle occasion de mettre la main à la pâte pour essayer de faire tourner Area 51 sur les machines actuelles. Pas mal de boulot en perspective pour arriver à compiler ce vieux code, retrouver les bons outils et débugger le bouzin, mais ça peut être un sacré défi intéressant. Et si vous voulez rejoindre la communauté de dingues qui s’est montée autour du projet, un Discord est même disponible pour échanger. De quoi raviver la flamme des vieux geeks nostalgiques de ce bon FPS à l’ancienne.

Rien que pour le plaisir de retrouver cette ambiance de thriller SF à la X-Files et de défourailler du mutant au fusil à pompe dans les couloirs glauques de la zone 51, ça vaudrait presque le coup d’essayer de le faire remarcher sur nos bécanes modernes. Imaginez le kiff d’ajouter en plus des mods, du online, ou de mixer ça avec un casque VR pour une expérience encore plus immersive ! Bon allez j’arrête de m’emballer, faudrait déjà réussir à recompiler ce bin’s et c’est pas gagné…

Mais quand même, on ne peut que saluer cette initiative de fans passionnés qui s’unissent pour sauver de l’oubli numérique ce petit morceau d’histoire du jeu vidéo. En espérant que ça inspirera d’autres projets de résurrection de vieux jeux abandonnés ! Comme disait l’autre, « le code source est éternel, seul le compilateur est volatile ». Ou un truc comme ça.

Relief Maps – L’app d’itinéraires indispensable pour vos aventures outdoor

Par : Korben
10 avril 2024 à 13:49

Vous êtes un passionné d’activités en pleine nature comme la randonnée, le ski de randonnée ou encore le parapente ? Alors laissez-moi vous présenter l’application mobile Relief Maps ! Créée par Batiste, un lecteur de Korben.info, cette petite merveille va révolutionner vos sorties dans la pampa.

Fini les galères d’orientation, avec Relief Maps, vous avez accès à des cartes 3D ultra détaillées pour la randonnée qui vont vous permettre de visualiser votre environnement comme jamais : Vallées, sommets, cols, sentiers… Tout est représenté de manière intuitive et interactive. Vous pouvez zoomer, dézoomer, faire pivoter la carte dans tous les sens pour mieux appréhender le terrain. Bref, c’est un vrai régal pour les yeux et un outil hyper pratique pour préparer vos itinéraires.

En parlant d’itinéraires, l’application propose un catalogue très fourni de parcours pour différentes activités et cela dans le monde entier : randonnée à pied ou à ski, alpinisme, trail… Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux ! Vous pouvez aussi créer vos propres tracés, les enregistrer et les partager avec la communauté. C’est top pour découvrir de nouveaux spots ou échanger des bons plans avec d’autres passionnés.

Autre point fort de Relief Maps : son mode hors-ligne. Parce qu’en montagne, on n’a pas toujours du réseau (ce serait trop facile sinon), l’application permet de télécharger des cartes pour les consulter offline. Comme ça, même au fin fond du Queyras ou du massif des Écrins, vous pouvez continuer à vous repérer sans problème. Génial pour éviter de se retrouver comme un con à bouffer son casse-croûte en pleine face nord !

Mais Relief Maps, ce n’est pas qu’une app de cartographie, c’est aussi une mine d’infos pour optimiser vos sorties : Relevés météo détaillés, webcams des sommets, horaires des remontées mécaniques pour les skieurs… Tout est à portée de doigt pour ne rien laisser au hasard. De quoi mettre toutes les chances de votre côté pour profiter un max !

Alors certes, même si la plupart des fonctionnalités sont gratuites, celles pour les pro ont un coût. Pour débloquer le plein potentiel de l’application (cartes hors-ligne, couches spécifiques, météo…), il faudra passer à la version Premium. Comptez donc un abonnement à 29,99 € par an. Ça peut paraître un peu cher mais croyez-moi, vu tout ce que vous avez pour ce prix-là, ça les vaut largement ! C’est toujours moins qu’un télésiège à la journée et au moins, vous êtes sûr de rentabiliser votre investissement.

Alors encore un grand bravo à Batiste pour cette app bien pensée et diablement efficace. Je la recommande à tous les amoureux de nature et de sensations fortes !

L’application est disponible gratuitement sur l’App Store et le Google Play Store. Il suffit de la télécharger sur votre smartphone et vous êtes parés pour vos prochaines aventures en altitude.

Re:AMP – Le retour de Winamp codé en Swift pour macOS

Par : Korben
8 avril 2024 à 08:38

Vous vous souvenez de la belle époque de Winamp ? On est tous nostalgiques, je pense… Et bien bonne nouvelle si vous êtes sous macOS, Re:AMP est là pour vous servir !

Ce portage de Winamp en Swift permet d’avoir un lecteur audio moderne et performant au look bien rétro. Comme ça, vous allez pouvoir vous éclater comme un djeun des années 90 car il supporte une tonne de formats audio. Bref, ce player vous permettra de retrouver cette ambiance si particulière qu’on a connu au début des années 2000.

Et les développeurs de Re:AMP ne sont pas des manches puisqu’ils ont fait un boulot de dingue pour que tout soit stable et optimisé. Du coup, ça tourne comme sur des roulettes en plus d’être gratuit.

Mais attendez, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Vous vous souvenez du Winamp Skin Museum ? Mais siiii, ce site mythique qui regroupe des milliers de skins pour Winamp ! Et bien ces skins (format .wsz) au look souvent douteux sont compatibles avec Re:AMP, histoire de bien avoir mal à la tête !

Vous pourrez comme ça retrouver vos habillages préférés et replonger encore plus dans la nostalgie. Perso, je me suis mis le thème Simpsons bien pixel :

Bref, si vous êtes un passionné de musique et un nostalgique de Winamp, vous ne pouvez pas passer à côté de ce truc à télécharger ici !

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Un petit outil IA pour rechercher la bonne photo en un clin d’oeil

Par : Korben
8 avril 2024 à 07:00

Vous avez enfin trouvé un peu de temps pour vous occuper de vos photos de vacances. Des milliers de clichés s’accumulent année après année sur votre disque dur. Quel bazar ! Rechercher une photo précise là-dedans risque de vous prendre des plombes. Pas cool… Heureusement, un petit outil bien pratique débarque à la rescousse : rclip, un outil en ligne de commande boosté à l’IA capable de rechercher vos photos par leur contenu visuel.

Développé à l’aide du réseau de neurones CLIP d’OpenAI, rclip permet de rechercher des images avec n’importe quelle requête texte. L’idée est simple mais diablement efficace : extraire des vecteurs caractéristiques de chaque image, stocker ces vecteurs, puis les comparer avec le vecteur de la requête pour trouver les photos les plus similaires. Et le tout en un clin d’oeil !

Pour l’installer, rien de plus simple. Sur Linux, un petit snap et c’est réglé.

sudo snap install rclip

Pour les autres OS, des options alternatives existent, comme une AppImage, une version Homebrew pour macOS ou un installeur .msi pour Windows. Si vous préférez passer par pip, c’est possible aussi. Pas d’excuse pour ne pas l’essayer !

Une fois installé, placez vous dans le répertoire contenant vos photos et lancez une recherche avec

rclip "ma requête"

Par exemple rclip "striped cat" pour dénicher les photos de votre félin préféré. À la première exécution, rclip va indexer vos images, ce qui peut prendre un certain temps selon la taille de votre photothèque (comptez environ 3h pour 1 million de photos sur un MacBook M1 Max). Mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer, les recherches suivantes seront quasi-instantanées.

Au lieu d’une requête textuelle, vous pouvez aussi utiliser une image comme référence, en passant son chemin en paramètre :

rclip ./mon_image.jpg

Rclip trouvera alors les photos visuellement les plus proches de celle-ci. Puissant pour retrouver des clichés sur un même thème !

Cerise sur le gâteau, il est possible de combiner des requêtes texte et image avec des opérateurs + et -. Par exemple

rclip horse + strips

rclip apple - fruit

Vous pouvez même enchaîner les requêtes, du genre

rclip "./ma_voiture.jpg" - "sport car" + "snow"

pour trouver les photos de votre véhicule sous la neige, mais en excluant les bolides. Les possibilités sont quasi-illimitées.

L’affichage des résultats est également bien pensé. Si vous utilisez un terminal compatible comme iTerm2 ou Konsole, un simple rclip -p suffit pour prévisualiser les images directement dans la console. Avec d’autres terminaux, vous pouvez rediriger la sortie de rclip vers votre visionneuse préférée, par exemple

rclip -f -t 5 | feh -f - -t

pour afficher les 5 meilleurs résultats dans une jolie grille sous Linux.

En résumé, rclip est un outil à la fois pragmatique et fun qui révolutionne la façon dont on peut fouiller dans sa bibliothèque de photos. Fini les heures perdues à scroller frénétiquement à la recherche d’une image précise !

Si vous voulez tester rclip par vous-même, foncez sur son dépôt GitHub qui regorge d’infos. Son créateur y propose même des démos sur des jeux de données massifs, comme 1,28 million d’images ! De quoi vous convaincre de l’essayer sur vos propres photos.

Allez, c’est parti pour faire du tri dans votre bazar de photos !

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Un client IRC fonctionnel intégré dans un BIOS (UEFI)

Par : Korben
7 avril 2024 à 13:24

La news de ce dimanche, c’est que Phillip Tennen, un de ces génies du clavier a réussi l’impensable : faire tourner un client IRC directement dans l’UEFI (anciennement appelé BIOS, si j’abuse un peu) de sa carte mère, sans même avoir besoin d’un système d’exploitation !

Alors, pour faire simple, le BIOS (ou l’UEFI maintenant), c’est comme le cerveau reptilien de votre ordinateur. C’est le premier truc qui se lance quand vous appuyez sur le bouton « ON », avant même que Windows, Linux ou MacOS ne pointe le bout de son nez. Normalement, ce bidule sert juste à vérifier que tout est en ordre et à passer la main au système d’exploitation. Mais voilà certains se lèvent un matin et décident que ce serait cool d’y coller un client IRC.

Alors concrètement, à quoi ça ressemble ? Eh bien ça a une vraie interface graphique, avec des polices TrueType et tout le toutim et notre bonhomme a même implémenté quelques commandes IRC de base, histoire de pouvoir tailler une bavette avec les copains sans même avoir à démarrer Windows. Pratique pour les soirées LAN où on a la flemme d’attendre que l’OS se lance ! (Quoi ça existe plus les soirées LAN ?? ouinnn)

Ça montre qu’avec un peu (beaucoup) d’huile de coude et une bonne dose de créativité, y’a pas de limites à ce qu’on peut faire avec nos bécanes même si dans 99% des cas, ça sert à rien, faut bien l’avouer.

Mais bon, je sais que parmi vous, y’a plein de bidouilleurs de génie qui rêvent déjà de faire tourner leur propre truc dans le BIOS, alors si vous voulez vous lancer, je vous conseille d’aller jeter un œil au code source et aux explications concernant ce fameux client IRC pour UEFI. C’est bourré de commentaires et d’explications, de quoi vous donner des idées pour vos propres projets délirants. Perso, si y’en a qui sont chaud, je vous commande un browser, une version offline de Korben.info et un client Twitter pour BIOS.

Bref, ça ne va pas révolutionner nos vies mais ça reste une sacrée prouesse technique !

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World Sim – Le simulateur IA pour explorer tous les possibles (et un accès gratuit à Claude 3)

Par : Korben
6 avril 2024 à 06:31

Figurez-vous que je viens de tester World Sim, le nouveau simulateur d’univers de Nous Research, et c’est une tuerie !

Je pose le contexte : Vous vous retrouvez propulsé au cœur de la création de l’univers, depuis le Big Bang jusqu’à l’apparition de la vie, aux premières loges pour assister à la naissance des étoiles et des galaxies. Et coup de bol, vous pouvez interagir avec cet environnement virtuel grâce à l’IA ultra-pointue de World Sim (merci Claude 3 Opus !).

Vous pouvez alors influer sur le cours des événements cosmiques, voir ce qui se passerait si la conscience n’existait pas, jouer les apprentis sorciers en créant vos propres entités (humains, aliens, chats lasers psychopathes…etc)…Ce que vous voulez, y’a pas de problème, World Sim vous laisse carte blanche.

Le simulateur vous permet aussi de zoomer sur notre bon vieux caillou bleu et de visualiser son évolution en détail. C’est l’occasion parfaite pour explorer des scénarios « et si » complètement fous. Genre, qu’est-ce qui se passerait si les dinosaures n’avaient jamais disparu ? Ou si l’humanité avait pris n’avait pas découvert le pétrole ou avait perdu telle ou telle guerre ? Avec World Sim, vous avez un bac à sable géant pour laisser libre cours à votre imagination !

En plus, l’interface est super intuitive puisque ça se présente comme un ancien terminal dans lequel vous pouvez interagir avec la simulation grâce à tout un tas de commandes, et même créer des scénarios détaillés sur Terre. C’est comme une machine à remonter le temps ou un bon livre de science fiction infini pour explorer le futur.

J’ai passé pas mal de temps à jouer avec ce truc, j’ai même simulé une invasion extraterrestre, juste pour voir. Et vous savez quoi ? En cherchant à récupérer leur prompt initial (ce que je n’ai pas réussi), je suis parvenu à « hacker » le système (enfin, façon de parler) et à me retrouver root sur la fausse machine. C’était complètement délirant même si je sais bien que c’est l’IA qui me répond et pas un vrai shell.

Vous pouvez évidemment détourner le jeu pour lui demander ce que vous voulez, puisque c’est un accès à Claude 3 Opus sans limite. Donc vous pouvez l’utiliser de manière classique pour rédiger du texte, faire des calculs, lui demander des choses…etc. Mais ça chuut, gardez le pour vous, parce que ça casse un peu la magie de ce simulateur.

Bref, si vous êtes un passionné d’astronomie, de science, de politique, de technologie et j’en passe, World Sim est fait pour vous. C’est une expérience immersive qui vous transporte littéralement au cœur de l’univers. Et même si vous n’y connaissez rien, le simulateur reste super accessible et ludique.

Puis comme c’est l’IA qui fait ce qu’elle veut, vous pouvez même lui demander de switcher en français si ça vous saoule de jouer en anglais.

Franchement, je ne peux que vous encourager à tester World Sim. C’est le genre de jeu qui nous fait réaliser à quel point notre univers et notre histoire sont vastes, fragiles, complexes et fascinants. Et puis, c’est toujours fun de jouer les apprentis démiurges de temps en temps !

World Sim c’est par ici.

L’App Store d’Apple accepte enfin les émulateurs de jeux rétro

Par : Korben
5 avril 2024 à 22:29

Ça y est, les émulateurs de jeux rétro débarquent enfin sur l’App Store ! C’est la grande nouvelle annoncée par Apple ce vendredi. Les règles de l’App Store de la firme à la pomme s’assouplissent pour accueillir ces applications tant attendues par les fans de jeux rétro.

Jusqu’à présent, les émulateurs étaient persona non grata sur iOS, laissant les possesseurs d’iPhone dans l’obligation de passer par des solutions de contournement comme le jailbreak ou des magasins d’apps alternatifs. Mais ça, c’était avant ! Avec ce revirement, Apple ouvre grand les portes aux émulateurs déjà présents sur Android (enfin, ceux qui ont survécu aux assauts de Nintendo). Une décision qui pourrait bien couper l’herbe sous le pied des app stores tiers désormais autorisés dans l’Union Européenne.

Mais attention, pas question pour autant de faire n’importe quoi. Les jeux proposés devront respecter « toutes les lois en vigueur« , sous-entendu pas de place pour le piratage. Comme ça, les développeurs sont prévenus !

En parallèle, la firme de Cupertino a également clarifié sa position sur les « super apps » type WeChat. Mini-jeux et mini-apps devront se contenter donc se contenter d’HTML5 et n’auront pas le droit à leur app native.

Ces changements interviennent alors qu’Apple est dans le collimateur de la justice américaine. Le géant est accusé de vouloir étouffer la concurrence des apps de cloud gaming et des super apps. Une plainte qu’Apple semble avoir anticipée en autorisant récemment les services comme le Xbox Cloud Gaming ou GeForce Now.

Et ici, c’est la Commission Européenne qui met la pression. Résultat, Apple autorise désormais les apps de streaming musical à inclure des liens et des infos sur les abonnements hors App Store. Spotify peut dire merci à Bruxelles ! Mais tout n’est pas encore réglé. Malgré l’injonction de la commissaire européenne Margrethe Vestager de laisser les apps communiquer « librement » avec leurs utilisateurs, Apple compte bien continuer à prélever sa dîme sur les achats via les fameux liens. De quoi faire grincer des dents chez Spotify.

« Suivre la loi n’est pas optionnel, mais Apple continue de défier cette décision« , s’agace un porte-parole. « À partir du 6 avril, la Commission pourra lancer des procédures pour non-conformité et imposer des amendes quotidiennes. Il est temps d’agir de manière décisive pour donner une fois pour toutes un véritable choix aux consommateurs.« 

Bref, vous l’aurez compris, c’est un petit pas pour les émulateurs, un grand pas pour l’ouverture de l’App Store. Mais le chemin est encore long avant d’arriver à un véritable marché ouvert et concurrentiel sur iOS. En attendant, sortez vos manettes et préparez-vous à replonger dans la nostalgie du rétrogaming directement sur votre iPhone !

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Le retour du Roi (pas du tout)

Par : Remouk
4 avril 2024 à 13:37

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Mini article pour un mini jeu, mélangeant puzzle et petites histoires : celles d’un jeune homme qui rêve d’être roi. 👑 À nous de le mener vers le bon chemin ! Plusieurs histoires car si l’on démarre toujours au même endroit, différentes issues sont possibles dans Storyblocks: The King. Disponible en téléchargement sur Switch, PS4/PS5, XBox et Microsoft Store depuis… Aujourd’hui ! 😮

Le principe est tout simple : on dispose de tuiles, toutes identiques, elles ont la forme d’un domino. Il faut les positionner pour créer un chemin menant notre point de départ à une des sorties disponibles sur le terrain. Quelques contraintes : le chemin ne doit pas proposer de « fourches » ou de boucles, et doit absolument utiliser toutes les tuiles proposées !

Dit comme ça, cela pourrait sembler super facile… Et ça l’est. 😀 Hormis quelques moments où on doit réorganiser nos tuiles pour tomber tout pile sur une sortie, il y a peu d’erreurs possibles. Il manque une vraie part de réflexion : peut-être avec des tuiles différentes, des passages obligatoires… Dommage.

Aussi, les contrôles, sur console en tout cas (jeu testé sur Switch), requièrent trop de précision, le stick est trop sensible. Donc on se goure souvent… Ça casse parfois les couil… le côté zen de l’expérience. La partie sonore est sans grand intérêt. Les différents petits récits, débloqués à chaque nouvel embranchement que l’on choisira d’atteindre, sont malheureusement trop basiques. Pas très bien écrits, peu recherchés.

Bon vous l’aurez compris, ce petit jeu dispose d’un concept sympa mais qui aurait mérité d’être creusé avec des mécaniques supplémentaires, des histoires plus travaillées, un gameplay + agréable… C’est une petite déception. 🙁 Mais alors pourquoi en parler ? La première raison c’est que j’ai reçu une version du jeu pour le tester, donc je respecte mon engagement. La deuxième, ce sera pour vous éviter de perdre une poignée d’euros en voyant ce concept et cet habillage si sympa, si jamais vous le croisez par hasard sur un store et qu’il vous fait de l’œil. 😉 En espérant qu’ils fassent mieux lors d’un 2nd volet ! 🙏

Lancez Windows de XP à la version 11 dans un conteneur Docker

Par : Korben
3 avril 2024 à 07:00

Vous en avez marre de devoir garder une vieille bécane sous Windows juste pour faire tourner ce vieux logiciel qui ne marche que sous XP ? Ou alors vous aimeriez bien tester la dernière version de Windows 11 mais vous n’avez pas envie de vous embêter à l’installer sur une vraie machine ? Dans les deux cas, j’ai la solution qu’il vous faut !

Grâce au projet open-source Windows dans un conteneur Docker, vous allez pouvoir faire tourner n’importe quelle version de Windows directement dans Docker, le tout avec une accélération KVM et même un affichage dans votre navigateur web si besoin.

Pour faire simple, il vous suffit de récupérer l’image Docker dockurr/windows, de la démarrer avec quelques options bien choisies, puis de vous connecter sur le port 8006 avec votre navigateur. Et là, magie, l’installation de Windows va se lancer automatiquement ! Vous n’avez plus qu’à vous détendre le temps que ça se termine. Une fois sur le bureau, votre installation de Windows est prête à l’emploi. Vous pouvez commencer à bricoler dessus comme sur une vraie machine. Le pied !

Par défaut c’est Windows 11 qui sera installé, mais vous pouvez très facilement choisir une autre version en passant la variable d’environnement VERSION dans votre fichier docker-compose.yml. Vous avez l’embarras du choix :

  • win11 : Windows 11 Pro
  • win10 : Windows 10 Pro
  • ltsc10 : Windows 10 LTSC
  • win81 : Windows 8.1 Pro
  • win7 : Windows 7 SP1
  • vista : Windows Vista SP2 (pour les nostalgiques)
  • winxp : Windows XP SP3 (carrément old-school)
  • 2022 : Windows Server 2022
  • 2019 : Windows Server 2019
  • 2016 : Windows Server 2016
  • etc…

Et si vous voulez pousser encore plus loin, sachez qu’il est même possible d’installer une version allégée de Windows comme Tiny11 ! Pour ça, il vous suffit de passer la valeur tiny11 à la variable VERSION. Idéal pour avoir un Windows léger qui tourne comme une horloge dans un conteneur.

Ça se lance via Docker Compose :

version: "3"
services:
  windows:
    container_name: windows
    image: dockurr/windows-arm
    devices:
      - /dev/kvm
    cap_add:
      - NET_ADMIN
    ports:
      - 8006:8006
      - 3389:3389/tcp
      - 3389:3389/udp
    stop_grace_period: 2m
    restart: on-failure

Ou directement comme ceci :

docker run -it --rm --name windows -p 8006:8006 --device=/dev/kvm --cap-add NET_ADMIN --stop-timeout 120 dockurr/windows

Bon par contre, le viewer VNC accessible dans le navigateur c’est surtout pratique pendant l’installation. Pour une utilisation plus sérieuse, mieux vaut utiliser un vrai client RDP en se connectant sur l’IP du conteneur Docker avec l’utilisateur docker. Il y a de très bons clients RDP dispos, que ce soit pour Android, iOS, Linux (rdesktop) ou même Windows où c’est carrément intégré à l’OS.

Évidemment, ne vous attendez pas à des miracles niveau performances, on parle d’un Windows qui tourne dans un conteneur Docker quand même ^^. D’ailleurs par défaut le conteneur a le droit à seulement 2 cœurs de CPU et 4 Go de RAM, ce qui correspond à la config minimale requise par Windows 11. Mais ça reste largement suffisant pour faire des tests ou utiliser des vieux logiciels.

Si jamais vous avez besoin de plus de ressources, vous pouvez augmenter ça facilement en ajoutant les variables d’environnement RAM_SIZE et CPU_CORES dans votre docker-compose.yml. Pareil si vous voulez augmenter la taille du disque virtuel qui fait 64 Go par défaut, c’est possible en passant l’option DISK_SIZE. Par exemple pour avoir un disque de 256 Go :

environment:
DISK_SIZE: "256G"

Enfin, si vous voulez bidouiller plus en profondeur, sachez qu’on peut même passer des périphériques entiers (disques, clés USB…) au conteneur pour que Windows puisse y accéder directement. Je vais pas m’étendre plus, je vous laisse aller consulter la doc.

Bref, vous l’aurez compris, ce projet est une petite merveille pour tous ceux qui ont besoin de faire tourner Windows dans un environnement isolé et facile à mettre en place. Que ce soit pour tester une appli, monter un labo ou même utiliser un logiciel qui ne tourne que sous Windows, ça peut dépanner dans plein de situations.

Et le meilleur dans tout ça ?

C’est que le projet ne contient que du code open-source et n’embarque aucun élément propriétaire. Les clés de licence utilisées dans le projet sont celles fournies par Microsoft à des fins de test. Donc a priori, c’est totalement légal. Après c’est sûr, faudra pas venir se plaindre si Microsoft n’est pas content qu’on fasse tourner Windows dans un conteneur Docker… 😀

Merci à Lorenper

The Nicest Place on the Internet – Un réconfort virtuel plein d’humanité

Par : Korben
31 mars 2024 à 17:26

Laissez-moi vous parler d’un petit coin de paradis sur la toile qui réchauffe le cœur et l’âme comme un chocolat chaud par un soir d’hiver glacial. Bienvenue sur The Nicest Place on the Internet, le site où la bienveillance et la douceur règnent en maîtres !

Si vous avez passé une journée pourrie, que tout part en cacahuète, que vous êtes au bout du rouleau, ce site vous tend les bras avec une ribambelle de vidéos de parfaits inconnus qui vous font des câlins virtuels. Bon, faudra pas trop vous emballer non plus hein, je n’y suis pas encore, mais y’a un petit côté réconfortant et attachant.

On y trouve des gens de tous horizons : des jeunes, des moins jeunes, des geeks, des mamies, des zombies, des astronautes… Une joyeuse farandole d’humanité qui vous serre dans ses bras numériques avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Et vous savez quoi ? Vous aussi vous pouvez participer à cette grande chaîne de l’amour ! Il vous suffit d’enregistrer votre propre vidéo de câlin, de la poster sur YouTube et de l’envoyer au site. Vos bras réconfortants iront alors apporter un peu de chaleur et de réconfort à quelqu’un qui en a bien besoin quelque part sur cette planète.

Alors certes, les grincheux et les rabat-joie diront que tout ça est bien niais et cucul la praline. Mais dans un monde où les réseaux sociaux virent souvent au pugilat généralisé (coucou Twitter !!) et où la bienveillance se fait rare, ce genre d’initiative ne peut pas faire de mal. Au contraire, elle nous rappelle que derrière chaque écran, chaque pseudo, il y a un être humain avec ses hauts, ses bas, et son besoin de connexion et de réconfort.

Donc la prochaine fois que vous avez une petite baisse d’énergie, que les trolls et les haters vous minent le moral, faites un petit détour par The Nicest Place on the Internet et laissez cette vague de douceur et d’humanité vous submerger.

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