À deux semaines du prochain Festival de Cannes, Quentin Dupieux dévoile le trailer de Deuxième acte qui fera l’ouverture, le 14 mai. Pas d’images du film, mais brisant le quatrième mur, Léa Seydoux, Vincent Lindon, Louis Garrel, Raphaël Quenard et Manuel Guillot tentent de pitcher le synopsis en revendiquant la primeur du rôle principal.
Si la bande-annonce jette le doute sur le ou la véritable protagoniste de l’intrigue, le communiqué du Festival de Cannes présente la comédie ainsi : Florence veut présenter David, l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume. Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy. Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part.
Ce treizième long métrage qui affiche une durée de 1 h 16 sortira simultanément à sa projection cannoise.
Alors que son nouveau film sera présenté le 14 mai prochain, durant la soirée d’ouverture du Festival de Cannes, Quentin Dupieux a décidé de ne pas en faire la promotion.
Le cinéaste de l’absurde, qui a réalisé six films en l’espace de quatre ans (les plus récents étant Yannick en 2023 et Daaaaaalí ! en 2024), n’accordera cette fois aucune interview, considérant qu’il a déjà trop parlé. “La cadence des sorties s’est considérablement accélérée pour moi et j’ai accumulé sans m’en rendre compte un temps de parole dans les médias probablement supérieur à la durées de mes douze films réunis. Un comble”, écrit-il dans une note adressée aux journalistes où il dit en outre vouloir “fermer [son[ clapet”. Comme pour justifier sa décision, il ajoute que “le film, très bavard, dit avec des mots bien choisis tout ce qu'[il a] envie de dire”.
Son intrigue a été dévoilée et suivra ainsi les liens insolites d’un quatuor de personnages : Florence (Léa Seydoux) est folle amoureuse de David (Louis Garrel) et souhaite le présenter à son père (Vincent Lindon). David, lui, n’est pas intéressé par Florence et la jette dans les bras de son ami Willy, interprété par Raphaël Quenard. Une situation qui promet effectivement des dialogues dignes du réalisateur.
Il ne reste donc plus qu’à attendre le 14 mai pour découvrir sa “comédie à quatre voix”, qui doit sortir en salle simultanément à sa première cannoise.
Cinq ans après le succès de Joker de Todd Phillips, le second volet se dévoile dans une première bande-annonce, publiée dans la nuit du 9 au 10 avril par Warner Bros. Des images qui promettent un film à nouveau psychologique mais surtout spectaculaire – dans tous les sens du terme.
“Lever de rideau, les gars.” La bande-annonce s’ouvre ainsi sur Arthur Fleck, prisonnier d’un asile, avant de nous emmener dans le monde du spectacle, de la musique et de la danse – la “folie à deux” du Joker et Harley Quinn se dessine ainsi comme un véritable numéro. Un univers digne de la nouvelle recrue puisque Joaquin Phoenix donne la réplique à la chanteuse Lady Gaga, dans un couple qui s’annonce explosif.
Joker : Folie à Deux, de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix et Lady Gaga. Sortie au cinéma le 2 octobre 2024.
C’est à l’origine un forum anglophone, lancé en 2003 par l’internaute américain Moot (de son vrai nom Christopher Poole) sur le modèle du site de partage d’images japonais 2channel. D’abord dédié à la diffusion et au partage d’images en lien avec la pop culture japonaise, les jeux vidéo et des anime plus ou moins underground (une place de choix est réservée aux hentai, les mangas à caractère pornographique), 4chan devient, au mitan des années 2000, un temple de la culture web et de l’anonymat en ligne, une formidable usine à mèmes, et le repère d’une communauté informelle et souvent peu recommandable (majoritairement constitué de jeunes hommes), où se côtoient pêle-mêle otakus désocialisés, trolls narquois, hacktivistes variablement politisés, incels rompus au harcèlement en ligne et complotistes illuminé·es.
Qui sont les 4channer·euses ?
En vingt ans d’existence, 4chan aura charrié le pire et le moins mauvais, défrayé maintes fois la chronique, infléchi de grandes tendances sociétales, et posé les bases d’une réflexion de fond sur les périls (et les rares bienfaits) de l’anonymat en ligne.
Documentaire Netflix s’attachant à radiographier le plus objectivement possible 4chan, The Antisocial Network remonte la généalogie du site pour pister les grands jalons de son existence, conjointement très courte (en temps humain) et prodigieusement longue (en temps internet). À travers les témoignages d’internautes, de 4channer·euses (repenti·es ou pratiquant·es) et de journalistes ayant chroniqué ses mutations, on suit notamment la création d’Anonymous, collectif de cyberactivistes dont les coups d’éclat médiatisés (les cyberattaques visant l’église de scientologie, Occupy Wall Street…) ne sont que la partie immergée d’un iceberg autrement plus complexe. Né d’un schiste de la communauté 4chan, Anonymous était originellement un groupe informel d’internautes, tendance trolls, sans structure véritable, prônant le sacro-saint anonymat en ligne, et se ralliant derrière des signes distinctifs aux allures de blagues cryptiques.
Le sociotype du 4channer que dresse The Antisocial Network est d’ailleurs l’un des grands intérêts du docu : jeune homme marginalisé et geek prototypique qu’une désocialisation aiguë a rendu perméable à un humour subversif ultra-référencé (avec sa galaxie de mèmes et de codes incompréhensibles pour les profanes) glissant dangereusement, sous couvert d’une liberté d’expression élevée en précepte, vers la misogynie crasse, le complotisme aveuglé et le racisme décomplexé (tétanisantes images d’archives de conventions 4chan montrant des utilisateurs mimer des viols ou des saluts nazis, comme autant de signes de ralliement d’une “culture du lol” devenue monstrueuse).
Quand la farce tourne mal
Pas étonnant que Donald Trump, en vue de l’élection présidentielle de 2016, ait massivement et insidieusement investi 4chan, trouvant dans ses utilisateur·ices des portes-voix idoines. Si bien qu’une partie de la fameuse Trump’s Troll Army, née sur 4chan, se persuade que l’élection de l’homme d’affaires est de leur fait, là où ils n’en ont été que des outils, sciemment utilisés le clan trumpiste.
De repère à geeks rigolard·es, devenu un pilier de la sous-culture web, à tremplin pour théories conspirationnistes délétères (comme la création QAnon, simple canular devenu une mouvance complotiste, et ayant joué un rôle majeur dans l’assaut du Capitole en janvier 2021), en passant par bastion pour hacktivistes prônant l’anonymat et défiant les institutions, 4chan a incarné comme aucun autre site ou réseau social, 2 décennies de Far West virtuel, créant ses propres règles et langages, souvent cryptiques, à la périphérie du monde IRL (in real life). Malgré son format ramassé et quelques raccourcis, The Antisocial Network en dresse un portrait tour à tour fascinant et monstrueux.
The Antisocial Network : Mèmes à retardement, disponible sur Netflix
Après l’acteur britannique Josh O’Connor, c’est au tour de Léa Seydoux d’intégrer le casting de Separate Rooms selon Deadline. Adaptation du roman éponyme de Pier Vittorio Tondelli, le film de Luca Guadagnino suivra de manière non chronologique la romance entre l’écrivain italien Leo (Josh O’Connor) et Thomas, son traducteur. Pour l’heure, on ne sait pas encore quel rôle tiendra Léa Seydoux.
Duo d’hyperactifs
Si Luca Guadagnino a plusieurs projets en cours, l’actrice française, elle aussi, est partout. En rejoignant le réalisateur italien, l’actrice de 38 ans continue de participer à des productions internationales. Actuellement à l’affiche du blockbuster de Denis Villeneuve, Dune : Deuxième partie, elle a également travaillé avec Xavier Dolan (Juste la fin du monde) ou encore Wes Anderson (The French Dispatch).
Avant de la découvrir dans Separate Rooms, on pourra également la voir à Cannes dans Le Deuxième Acte, la nouvelle comédie de Quentin Dupieux choisie pour ouvrir le Festival le 14 mai prochain.
Bonne nouvelle : c’est le nouveau film de Quentin Dupieux qui ouvrira les festivités le 14 mai prochain. Particulièrement attendu sur la Croisette, le réalisateur et scénariste français y présentera donc sa comédie Le Deuxième Acte en avant-première mondiale, entouré de Léa Seydoux, Vincent Lindon, Louis Garrel ou encore de Raphaël Quenard, avec qui il collabore pour la quatrième fois.
Après une sélection hors compétition en 2022 avec Fumer fait tousser et les récents succès de Yannick et Daaaaaalí, le cinéaste de l’absurde revient à Cannes avec un thème qu’il maîtrise : la mise en abyme du travail de comédien. À noter que “cette nouvelle comédie à quatre voix sortira le même jour en salles françaises”, d’après le communiqué du Festival.
Alors que les annonces se succèdent, le reste de la sélection sera révélé la semaine prochaine à l’occasion d’une conférence de presse organisée le 11 avril.
Nous ne sommes plus en Amérique du Sud, mais dans un décor de désert, dans un pays fictif d’Afrique du nord ou du Moyen-Orient, en proie à une violente révolution qui crée un climat d’instabilité généralisée. Il y a bien un puits de pétrole, un incendie qui éclate, et le projet terrifiant de l’éteindre par une explosion de nitroglycérine transportée par camion. C’est à peu près tout.
Pour le reste, Le Salaire de la peur version Netflix vient surtout apposer sur ces prémisses un cahier des charges d’actioner beaufisant au mieux gentiment décérébré, au pire en délit de corruption criminelle des enjeux de l’œuvre originale.
Netflix France serait-il le nouvel Europacorp ?
/MCar au risque de divulguer des éléments clé de l’intrigue (si vous souhaitez vous en prémunir, interrompez dès ici votre lecture), il faudrait d’abord préciser ceci : Le Salaire de la peur, que ce soit dans le roman de Georges Arnaud, dans sa première adaptation par Henri-Georges Clouzot sous le même titre, ou dans sa seconde par William Friedkin (Sorcerer), ce n’est pas du tout, du tout, une affaire de héros qui auraient quelque chose à sauver autre qu’eux-mêmes. La question de l’héroïsme est totalement, presque moralement absente de cette histoire fondamentalement pessimiste, individualiste et mortifère : celle d’hommes abandonnés, coincés en enfer, risquant aveuglément leur vie pour en sortir, et qui vont justement tous y passer.
Des principes piétinés par cette nouvelle mouture où le convoi n’est pas une caravane de mâles déchus et fantomatiques, mais un attelage classiquement néo-beauf de héros patriarcaux, des frères ennemis, des pères de famille, des requins bien intègres aux dents longues, des hommes debout avec des métiers virils et des femmes à impressionner. Une ambiance de mauvais Fast and Furious, voire de bessonade 90’s (Eric Serra à la musique réveille tout un souvenir perdu du pire cinéma d’exploitation français bankable à l’international – Netflix France serait-il le nouvel Europacorp ?), parcourt le résultat d’un film qui semble à peine au courant de la noirceur profonde dont il hérite si mal.
Un gag ?
Preuve ultime de son illégitimité éclatante : il a semble-t-il oublié en chemin le seul moteur de tension caractéristique de son intrigue, la terrifiante instabilité du chargement, qui de chaque nid-de-poule, de chaque coup de frein, de la moindre collision la perspective d’une mort instantanée dans un flash de nitroglycérine.
Or tous les dangers menaçant le convoi sont ici externalisés : checkpoint terroriste, champ de mine, trahisons entre convoyeurs… à tel point qu’on finit par vivre le film comme si les camions transportaient des légumes primeurs, sur des routes par ailleurs parfaitement carrossables. Presque un gag.
Le Salaire de la peur de Julien Leclercq avec Franck Gastambide, Alban Lenoir, Sofiane Zermani – sur Netflix
À quelques mois de la sortie de son dernier film Spectateurs ! (que l’on espère voir en compétition à Cannes par ailleurs), Arnaud Desplechin prépare déjà le suivant. Intitulé The Things That Hurts, il réunira un casting international. Le réalisateur retrouvera Léa Seydoux, avec qui il a travaillé sur Tromperie et Roubaix, une lumière, ainsi que Golshifteh Farahani (Frère et sœur). Les actrices donneront la réplique à deux Américains : Jason Schwartzman et John Turturro (The Night Of).
Peu d’informations ont été révélées si ce n’est que The Things That Hurtsmettra en scène la “rencontre entre les patients d’une psychothérapeute américaine, récemment décédée, et les souvenirs qu’ils ont d’elle”. Le long métrage devrait être tourné cet automne à Bruxelles.
Alors que de nombreuses rumeurs circulaient sur la présence de Furiosa à Cannes, le Festival a annoncé dans un communiqué que le nouveau film de la saga Mad Max sera bel et bien dévoilé hors compétition à l’occasion d’une séance de gala en présence du casting (dont Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth et Tom Burke).
Sur les pas de son aîné
Une avant-première mondiale prévue le mercredi 15 mai donc, soit une semaine avant la sortie du film dans les salles de cinéma. “Il n’y a pas de meilleur endroit que la Croisette pour découvrir ce film avec le public du monde entier” a déclaré Georges Miller, réalisateur du film à ce sujet. Cette annonce signe son retour sur le tapis rouge, neuf ans après Mad Max : Fury Road, présenté dans les mêmes conditions en 2015.
La sélection officielle du Festival devant être révélée le 11 avril prochain, Furiosa devient le premier film connu de la programmation 2024.
Furiosa : une saga Mad Max de Georges Miller. Avec Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth et Tom Burke. En avant-première au Festival de Cannes 2024. Sortie en salles le 22 mai 2024.
Quels films français verra-t-on à Cannes cette année ? De nombreux·ses cinéastes se disputeront pour accéder aux portes de la sacro-sainte compétition pour prétendre à la Palme d’or, et ainsi espérer succéder au monumental Anatomie d’une chute de Justine Triet. On a listé 31 films qui présentent de sérieuses chances d’être retenus, que ce soit en compétition ou dans les sélections cannoises parallèles…
Des auteurs·rices attendu·es en compétition
À notre beau métier de Quentin Dupieux
Avec un casting particulièrement Cannes friendly (Léa Seydoux, Louis Garrel, Raphaël Quenard, Vincent Lindon…), le prolifique Quentin Dupieux pourrait peut-être concourir cette année en compétition. Ce serait une grande première, après la sélection de Fumer fait tousser en séance de minuit en 2022, du Daim à la Quinzaine en 2019, ou encore de Rubber à la Semaine de la Critique, en 2010.
Emmanuelle d’Audrey Diwan
Forte d’un Lion d’or remporté en 2021 pour son film L’Événement, le nouveau film d’Audrey Diwan présente de sérieux atouts pour intégrer la sélection : Emmanuelle sera l’adaptation contemporaine du film érotique culte de Just Jaeckin, un casting de haute volée (Noémie Merlant, Will Sharpe, Naomi Watts…) et un scénario co-signé avec une autre habituée de Cannes, Rebecca Zlotowski…
Spectateurs ! de Arnaud Desplechin
Habitué de Cannes et de sa compétition, Arnaud Desplechin devrait pouvoir présenter dans les temps Spectateurs !, son quinzième long métrage avec Mathieu Amalric, Françoise Lebrun et Micha Lescot. Milo Machado-Graner, révélé dans Anatomie d’une chute de Justine Triet, figure également au casting (et sur la première image du film).
Avec une Palme d’or à son actif pour Dheepan en 2015 et pas moins de 4 autres sélections en compétition (pour Un héros très discret en 1996, Un prophète en 2009 (reparti avec le Grand Prix), De rouille et d’os en 2012 et Les Olympiades en 2021), ce serait comme un retour au bercail pour Jacques Audiard que de voir Emilia Perez sélectionné à Cannes ; et un beau tapis rouge, aux côtés de Selena Gomez, actrice principale de cette comédie musicale déjantée.
Avec Persepolis, son premier film (d’animation), Marjane Satrapi était directement montée en compétition au Festival de Cannes, en 2007. On attend pour cette année Paris Paradis, son sixième long métrage avec Monica Bellucci, André Dussollier, Alex Lutz, Roschdy Zem ou encore Rossy de Palma au casting. Et une nouvelle sélection pour la cinéaste franco-iranienne ?
Miséricorde d’Alain Guiraudie
Alors qu’il vient de publier son formidable troisième roman Pour les siècles des siècles, Alain Guiraudie devrait boucler à temps Miséricorde, une sorte de film noir tourné en Aveyron. En 2016, son film Rester vertical s’était retrouvé en compétition, trois ans après la sélection de son chef-d’œuvre L’Inconnu du lac, à Un Certain Regard. Avec Catherine Frot, Félix Kysyl et Jean-Baptiste Durand (le réalisateur de Chien de la casse) au casting, le film promet de surprendre.
Quand vient l’automne de François Ozon
Avec sept sélections à Cannes depuis son film Sitcom à la Semaine de la critique en 1998, François Ozon figure comme l’un des vétérans sûrs que l’on pourrait tout à fait retrouver cette année. Il devrait présenter à temps Quand vient l’automne au comité de sélection, un film réunissant Hélène Vincent, Josiane Balasko et Ludivine Sagnier dans une comédie dramatique à la fois “tendre et complexe”.
La Tour de glace de Lucile Hadzihalilovic
Plus de vingt ans après Innocence, Marion Cotillard retrouvera Lucile Hadzihalilovic dans La Tour de glace, une réinterprétation de La Reine des neiges qui explorera ensuite la relation toxique entre une star et une jeune femme qu’elle a prise sous son aile. Avec un tournage terminé en février, le délai pourrait être juste pour espérer voir le film à Cannes. Affaire à suivre…
Le Roman de Jim des frères Larrieu
Arnaud et Jean-Marie Larrieu feront leur retour avec Le Roman de Jim, adaptation du roman éponyme de Pierric Bailly. Avec Karim Leklou, Laetitia Dosch, Sara Giraudeau ou encore Bertrand Belin dans les rôles principaux, ce nouveau film pourrait valoir une seconde sélection en compétition pour les Larrieu, dix-neuf ans après Peindre ou faire l’amour en 2005, et trois ans après la sélection de Tralala en séance de minuit.
Marcello Mio de Christophe Honoré
Pour son nouveau film, Christophe Honoré ressuscitera la figure de Marcello Mastroianni dans un film où sa fille Chiara Mastroianni jouera son propre rôle, aux côtés de nombreux de ses proches : Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Melvil Poupaud, mais aussi Fabrice Luchini. Le film mettra en scène l’hypothèse dans laquelle, cernée par l’image de son père, Chiara Mastroianni le fera revivre à travers elle en le mimant et en demandant à être considérée comme un acteur, sans vouloir quitter cette nouvelle identité…
Les Barbares de Julie Delpy
À la fois devant et derrière la caméra, Julie Delpy devrait présenter cette année Les Barbares, une comédie politique qui met les pieds dans le plat en imaginant un village breton devant accueillir une famille de réfugiés ukrainiens, avant qu’une famille syrienne ne débarque à leur place. Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Marc Fraize ou encore Jean-Charles Clichet sont au casting.
C’est pas moi de Leos Carax
Double lauréat du Prix de la jeunesse à Cannes (pour Boy Meets Girl en 1984 et… Holy Motors en 2012 !), récompensé du Prix de la mise en scène pour Annette en 2021, il ne fait nul doute que C’est pas moi de Leos Carax est attendu par toute la communauté cinéphile, et devrait fortement intéresser le comité cannois, même s’il ne dure que quarante minutes…
La Pie voleuse de Robert Guédiguian
Cinq fois sélectionné à Cannes, dont une en compétition pour Marie-Jo et ses deux amours en 2002, Robert Guédiguian travaille actuellement sur La Pie voleuse, un film fait de petits pillages par une femme (Ariane Ascaride) qui aide des personnes âgées, jusqu’au jour où elle se retrouve en garde à vue pour abus de faiblesse.
Portraits Trompeurs de Patricia Mazuy
Isabelle Huppert et Hafsia Herzi se retrouveront devant la caméra de Patricia Mazuy pour Portraits Trompeurs, après avoir présenté ensemble Les Gens d’à côté d’André Téchiné à Berlin en février. Dans ce film, elles incarneront deux femmes qui finiront par devenir amies à force de se croiser au parloir d’une prison, où elles rendent visite à leurs compagnons respectifs… Il s’agira également de la deuxième collaboration entre Huppert et Mazuy, après Saint-Cyr, sélectionné en 2000 à Un Certain Regard.
La Vallée des fous de Xavier Beauvois
Attendu pour novembre, le prochain film de Xavier Beauvois réunira Jean-Paul Rouve et Pierre Richard, dans un long métrage qui se déroulera dans le milieu de la voile. Le réalisateur fera-t-il son retour à Cannes, quatorze ans après avoir remporté le Grand Prix à Cannes, pour Des hommes et des dieux ?
Ma vie, ma gueule de Sophie Fillières
Décédée en juillet dernier, quelques semaines que ne sorte un film où elle interprète un second rôle, Anatomie d’une chute de Justine Triet, Sophie Fillières venait d’achever le tournage d’un nouveau film. Ses enfants, la comédienne Agathe Bonitzer (interprète du précédent film de Sophie Fillières, La belle et la belle) et le réalisateur Adam Bonitzer (auteur du court-métrage Rentrer chez soi), ont annoncé le terminer pour elle. Le film pourrait tout à fait être présenté au festival à titre posthume, porté par l’ensemble de son casting attractif : Agnès Jaoui, Philippe Katerine, Édouard Sulpice, Valérie Donzelli…
Gros budgets, gros castings
L’Amour ouf de Gilles Lellouche
Après une première expérience cannoise en tant que réalisateur avec Le Grand Bain en 2018 (présenté en hors compétition), Gilles Lellouche pourrait bien revenir cette année avec L’Amour ouf. Cette comédie d’une durée de trois heures réunira un casting cinq étoiles composé entre autres, d’Adèle Exarchopoulos, François Civil, Alain Chabat ainsi que de l’acteur en vogue Raphaël Quenard.
Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte
C’est à l’affiche de l’adaptation du roman d’Alexandre Dumas que Pierre Niney pourrait apparaitre à Cannes cette année. Film à gros budget avec une première bande-annonce dévoilée, Le Comte de Monte-Cristo pourrait être projeté durant cette 77e édition, probablement lors d’une séance spéciale.
Monsieur Aznavour de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
Un potentiel début à Cannes pour Grand Corps Malade avec un biopic sur le chanteur de La Bohème, d’autant qu’il sera interprété par Tahar Rahim. L’acteur a foulé plusieurs fois le tapis rouge notamment pour Un prophète de Jacques Audiard, film qui l’a révélé en 2009 et a remporté le Grand Prix du Festival.
La Venue de l’avenir de Cédric Klapisch
Malgré sa popularité, Cédric Klapisch n’a presque jamais accompagné ses films à Cannes (seulement son court métrage Ce qui me meut, en 1989). Cannes 2024, édition de la réconciliation ? Avec un casting réunissant Cécile de France, Vincent Macaigne, Paul Kircher, Suzanne Lindon et Vassili Schneider, on a de sérieuses raisons d’y croire.
L’Affaire de l’esclave Furcy d’Abd Al Malik
Avec Makita Samba (Les Olympiades) dans le rôle-titre, et Vincent Macaigne (encore lui !), Romain Duris, Ana Girardot ou encore Frédéric Pierrot, le musicien Abd Al Malik adaptera, pour sa deuxième réalisation, l’histoire vraie de l’esclave Furcy, qui se lança dans une bataille juridique pour sa liberté. Un projet plutôt ambitieux qui pourrait intéresser les comités de sélection…
De jeunes auteurs·rices
Les Reines du drame d’Alexis Langlois
On suit Alexis Langlois depuis ses premiers courts métrages (tel Les Démons de Dorothy), et on adore tout autant le clip qu’il a réalisé pour Eloi. Son premier long, Les Reines du drame, présente de sérieux atouts, capables d’intéresser par exemple la Semaine de la Critique. Avec un casting musclé et à paillettes (Bilal Hassani, Asia Argento, Alma Jodorowsky…), ce film pourrait en mettre plein les yeux au public cannois.
Leurs enfants après eux des frères Boukherma
Adaptée du Prix Goncourt 2018 de Nicolas Mathieu, l’interprétation des frères Boukherma de Leurs enfants après eux reprendra quelques-unes des constantes de leur cinéma, à commencer par le cadre : un village français, durant la période estivale. Gilles Lellouche, Ludivine Sagnier, Paul Kircher… et pourquoi pas une première dans une ville française en mai, au début de la période estivale ?
Eat the Night de Caroline Poggi et Jonathan Vinel
Tourné en 2022, le nouveau long métrage du couple de cinéastes français pourrait être découvert au Festival. Ce second film est d’autant plus attendu que Jessica Forever, leur premier film présenté à la Semaine de la critique en 2019, avait fait grande sensation.
Planète B d’Aude-Léa Rapin
Après son premier film Les héros ne meurent jamais avec Adèle Haenel (sélectionné à la 58e Semaine de la Critique), Aude-Léa Rapin pourrait revenir au Festival cette année avec Planète B. Doté d’un casting féminin remarquable (Adèle Exarchopoulos, Souheila Yacoub ou India Hair), ce long métrage de science-fiction s’inspire notamment des luttes écologistes actuels, une résonance qui peut lui faire espérer la sélection officielle…
Belladone d’Alanté Kavaité
Avec Nadia Tereszkiewicz à l’affiche, déjà remarquée à deux reprises à Cannes (pour Les Amandiers et Rosalie), le nouveau film de la réalisatrice lithuanienne Alanté Kavaité pourrait bien être présenté à Cannes en mai prochain. Actuellement en postproduction, Belladone mettra en scène une femme qui s’occupe de personnes âgées sur une île isolée… dans un scénario plutôt fantastique.
Maria de Jessica Palud
Plus de cinquante ans après les faits, le sujet est toujours aussi brûlant. Adapté du roman de Vanessa Schneider, le deuxième film de Jessica Palud reviendra sur le tournage problématique du Dernier Tango à Paris, contenant une scène de viol entre Marlon Brando et Maria Schneider, préparée à l’insu de l’actrice. Anamaria Vartolomei et Matt Dillon incarneront les deux interprètes du film de Bertolucci.
La Petite Dernière de Hafsia Herzi
Habituée de la croisette, Hafsa Herzi était présente l’année dernière en tant qu’actrice dans Le Ravissement d’Iris Kallenbäck, découvert à La Semaine de la Critique. Après deux premières réalisations passées par Cannes Tu mérites un amour (Semaine de la Critique 2019) et Bonne Mère (Un Certain Regard 2021), elle reprendra cette casquette cette année avec La Petite Dernière, une adaptation du roman d’autofiction de Fatima Daas.
Les Femmes au balcon de Noémie Merlant
Actrice dans le Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma (prix du scénario 2019) ou dans L’Innocent de Louis Garrel (tous deux montrés en sélection officielle), Noémie Merlant pourrait revenir cette année, à la fois en tant qu’actrice pour Audrey Diwan dans Emmanuelle, mais aussi en tant que cinéaste. Son deuxième film, Les Femmes au balcon, devrait en effet être prêt pour une première cannoise.
Une part manquante de Guillaume Senez
Alors que son précédent long métrage, Nos batailles, avait été sélectionné à La Semaine de la Critique en 2018, Guillaume Senez termine un nouveau film qui se déroule à Tokyo, avec Judith Chamelin et Romain Duris. Il s’agira de son troisième long métrage.
Après leur récente collaboration derrière la caméra pour Barbie, Greta Gerwig va à nouveau jouer pour son compagnon, Noah Baumbach, dans son nouveau film. Elle était déjà à l’affiche de ses précédents films Greenberg, Frances Ha, Mistress America et White Noise.
Avec ce film, Greta Gerwig retrouve la plateforme de streaming avec qui elle a récemment signé pour réaliser une nouvelle adaptation de la saga Narnia. Mais, ce long métrage marque surtout les retrouvailles entre Noah Baumbach et Netflix pour un nouveau partenariat après plusieurs projets collaboratifs (The Meyerowitz Stories, Marriage Story et White Noise).
Aucune date de diffusion n’a encore été annoncée pour son nouveau film, dont tout ce qu’on sait est qu’il devrait évoluer autour “du passage à l’âge adulte”.
En attendant son nouveau projet avec Adam Driver, le réalisateur d’Annette a fait de nouvelles révélations au sujet de son prochain film. Lors d’une masterclass qu’il a animé au Doha Film Institute, Leos Carax a précisé que le projet résulte d’une demande d’un musée parisien, intéressé par un autoportrait.
Un moyen très attendu
Si l’on s’attendait à un long métrage, le film “dure environ 40 minutes”a finalement déclaré son réalisateur, avant d’ajouter qu’il sera constitué d’images tournées avec Denis Lavant ainsi que d’archives personnelles.
Si la date de sortie d’Eddington est pour le moment toujours inconnue, son tournage débute cette semaine au Nouveau-Mexique. Une annonce du studio A24, à nouveau producteur aux côtés d’Ari Aster.
A24 a également révélé une partie du casting. Après avoir joué dans son dernier film, Beau Is Afraid, Joaquin Phoenix est le premier à rejoindre l’affiche d’Eddington. À ses côtés, le film réunira la récente lauréate de l’Oscar de la Meilleure actrice, Emma Stone, Pedro Pascal (The Last of Us, Strange Way of Life) et Austin Butler (Elvis, Dune 2). Michael Ward, Deirdre O’Connell et Clifton Collins Jr. feront également partie du casting.
Le média américain IndieWire précise ainsi que le film devrait évoluer autour d’un couple tombant en panne d’essence à Eddington. Ils y sont d’abord bien accueillis, avant que la ville se transforme en cauchemar à la nuit tombée.