C’est l’histoire d’un homme, Rafik, qui a une lubie. Il est persuadé de pouvoir voler (comme un oiseau) et que tous les humains le pourraient s’ils se souvenaient qu’ils le faisaient avant de se mettre à marcher.
D’abord mis en prison pendant plusieurs années, Rafik, à sa sortie, enlève son fils dans un road movie initiatique dans les montagnes, durant lequel il lui promet de lui révéler son secret. Et puis les choses se compliquent. Ils rencontrent d’abord un berger qui décide les suivre. Perdus, ils arrivent chez un couple avec enfants qu’ils obligent de force à les abriter.
Sans déflorer la fin du film, on peut imaginer qu’elle a une tonalité politique, de désespérance politique au sens large. Quelle nous dit que l’impossible n’existe pas si l’on a la foi du charbonnier. Que sans rêve, la vie n’est pas vivable. Un film tendre, étrange, poétique, qui manque hélas un peu de consistance et de souffle.
Par-delà les montagnes, de Mohamed Ben Attia, avec Majd Mastoura, Walid Bouchhioua, Samer Bisharat, présenté à la Mostra 2023 dans la sélection Orizzonti. Le 10 avril en salle.
Pour sa 46e édition, le Cinéma du réel, qui œuvre à représenter la diversité de la production documentaire mondiale la plus inventive de notre époque à travers une sélection de 37 films, a couronné du Grand Prix le film Direct Action du français Guillaume Cailleau et de l’américain Ben Russell, déjà honoré du prix du meilleur film dans la section Encounter lors de la dernière Berlinale.
À rebours des récits télévisuels sensationnalistes et des conventionnalismes militantistes, le film de Cailleau et Russell, (déjà connu pour avoir enquêté sur le quartier anarchiste d’Athènes, Exarcheia, en 2011, pendant les manifestations contre l’austérité), long de trois heures trentese propose de documenter, par le truchement d’un ensemble de plans-séquences souvent fixes, des gestes de travail quotidien d’une communauté de militant·es composée de squatter·euses, d’anarchistes, d’agriculteur·ices et de dits “écoterroristes” à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Prix international Cinéma du réel 2024 Mention spéciale Tú me abrasas de Matias Piñeiro Prix Silence of Reason de Kumjana Novakova
Prix Cnap du film français 2024 Mention spéciale Voyage à Gaza de Piero Usberti Prix Les mots qu’elles eurent un jour de Raphaël Pillosio
Prix Sacem 2024 La Laguna del soldado de Pablo Álvarez-Mesa
Prix des Jeunes – Ciné + 2024 Mention spéciale Les mots qu’elles eurent un jour de Raphaël Pillosio Prix Sauve qui peut d’Alexe Poukine
Court métrages Prix du premier film Loridan-Ivens 2024 The Roller, the Life, the Fight de Elettra Bisogno et Hazem Alqaddi
Prix du court métrage 2024 Mention spéciale Light, Noise, Smoke and Light, Noise, Smoke de Tomonari Nishikawa Prix The Periphery of the Base de Zhou Tao
Prix Tënk 2024 Longtemps, ce regard de Pierre Tonachella
Première fenêtre Prix du public Première fenêtre 2024 Fatmé de Diala Al Hindaoui
Autres prix Prix Clarens du Documentaire Humaniste 2024 The Roller, the Life, the Fight de Elettra Bisogno et Hazem Alqaddi
Prix des bibliothèques 2024 Mention spéciale Sauve qui peut d’Alexe Poukine Prix Resonance Spiral de Filipa César et Marinho De Pina
Prix du patrimoine culturel immatériel 2024 Sous les feuilles de Florence Lazar
Prix des détenus 2024 Camarades d’Ulysse Sorabella
Coup de cœur Orlando 2024 Green Line de Sylvie Ballyot
Prix Préludes 2024 Site 2 de Rithy Panh
Prix Route One/DOC 2024 Fantômes de Rita Renoir de Paul Bacharach et Rêvations Numéricales de Sylvain Arrivé