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Edward Snowden lance un dernier avertissement sur la confidentialité du Bitcoin

Le célèbre lanceur d’alerte Edward Snowden vient de tirer la sonnette d’alarme sur Twitter. Selon lui, les développeurs de Bitcoin ont intérêt à se bouger les fesses pour intégrer des fonctionnalités de confidentialité au niveau du protocole, sinon ça va sentir le roussi !

Snowden a balancé ça en réponse à une annonce de Wasabi Wallet qui a dû suspendre ses services pour les utilisateurs américains. Eh oui, les autorités US s’attaquent en ce moment à plusieurs projets qui osent protéger un tant soit peu la vie privée des utilisateurs de cryptos. Même Trezor, le célèbre fabricant de hardware wallets, a dû mettre un terme à sa fonctionnalité CoinJoin qui permettait d’anonymiser un peu les transactions.

C’est la suite logique de l’arrestation du fondateur de Tornado Cash, l’année dernière que le département de la justice américain (DOJ) accuse carrément de blanchiment d’argent et de complot ! Tout ça parce qu’ils ont développé un outil pour protéger la vie privée des utilisateurs…

Mais c’est la définition même de « service de transmission monétaire » qui pose problème puisque les procureurs US ont décidé de l’étendre à toutes les sauces, même aux développeurs de wallets qui n’ont aucun contrôle direct sur les fonds des utilisateurs. Autant dire que ça fout un sacré bordel.

Coin Center, un groupe de défense des libertés numériques, parle carrément de violation de la liberté d’expression et de la vie privée et estime que la position du DOJ est une interprétation agressive et démesurée de la loi. Même le FBI s’y met en mettant en garde les Américains contre l’utilisation de services non enregistrés.

Alors qu’est ce que ça implique concrètement pour les utilisateurs lambda ? Eh bien, disons que si vous tenez à votre vie privée, il va falloir redoubler de prudence parce que les plateformes qui exigent une vérification d’identité (le fameux KYC) sont de véritables pièges ! Une fois que votre wallet perso a interagi avec l’une d’entre elles, c’est foutu puisque tout votre historique de transactions en plus d’être exposée au grand jour, est forcement lié à votre identité.

Heureusement, il existe encore quelques solutions pour garder un semblant d’anonymat. Les monnaies confidentielles comme Monero ou Zcash par exemple, qui intègrent des mécanismes de confidentialité directement dans leur protocole. Mais attention, même ces outils ne sont pas parfaits et nécessitent de bien savoir ce qu’on fait.

En attendant, on ne peut qu’espérer que les développeurs de Bitcoin et des autres cryptos prennent au sérieux cet avertissement de Snowden et se bougent pour intégrer des fonctionnalités de confidentialité robustes au cœur même des protocoles. Des mécanismes comme les preuves à divulgation nulle de connaissance (zk-SNARKs) pourraient permettre d’avoir une vraie confidentialité au niveau protocolaire.

En tout cas, une chose est sûre : la bataille pour la vie privée est loin d’être gagnée et il va falloir rester vigilants si vous ne voulez pas vous retrouver à poil sur la blockchain !

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Les disques durs seraient de plus en plus fiables

Ça faisait un bail que je ne vous avais pas parlé stockage et j’ai reçu dans ma boite mail le dernier rapport de Backblaze sur les taux de panne des disques durs au premier trimestre 2024. Moi, ça m’intéresse toujours du coup, je vais vous faire un petit résumé de ce qu’ils racontent. Pour ceux qui ne connaissent pas, Backblaze c’est le gourou du stockage dans le cloud puisqu’ils ont des milliers et des milliers de disques dans leurs datacenters et publient régulièrement des stats sur leur fiabilité.

Alors, qu’est-ce que ça donne pour ce premier trimestre ?

Déjà, le taux de panne global est en baisse, et passe à 1,41% contre 1,53% au trimestre précédent. C’est plutôt une bonne nouvelle et ça s’explique notamment par le remplacement progressif des vieux disques de 4 To qui commençaient à fatiguer. Le taux de panne annualisé (AFR) des 4 To est ainsi passé de 2,33% à 1,36%. Comme quoi, la retraite, ça a du bon.

Mais le plus intéressant, c’est de regarder les taux par modèle et par fabricant. Et là, on a quelques surprises. D’abord, trois modèles Seagate n’ont eu aucune défaillance sur la période : le 16 To ST16000NM002J, le 8 To ST8000NM000A et le 6 To ST6000DX000. Chapeau bas même s’il faut nuancer un peu car l’intervalle de confiance est encore un peu haut sur les deux premiers. Mais le 6 To avec ses 9 ans de service sans broncher, c’est quand même impressionnant.

Côté déceptions, on retrouve des modèles avec des AFR au-dessus de 3,5%, notamment des Seagate 10 To et 14 To, des Toshiba 14 To et des HGST 12 To. Le pompon du fail revient au Seagate 12 To ST12000NM0007 avec un taux de panne annualisé de presque 13% ! Autant dire qu’il ne fait pas bon avoir ce modèle dans son NAS.

En regardant l’âge moyen de panne, on constate aussi une tendance intéressante. Il est passé de 2 ans et demi en 2023 à 2 ans et 10 mois début 2024. Bon, c’est encore tôt pour crier victoire et dire que les disques deviennent de plus en plus robustes, mais c’est un signal encourageant. D’autant que les modèles « actifs » (ceux encore en prod) ont maintenant une moyenne de 2 ans et 11 mois avant la panne. On se rapproche doucement des 3 ans, psychologiquement ça fait une différence.

Pour info, cette tendance suit ce qu’on appelle la courbe en baignoire (bathtub curve en anglais) qui modélise le taux de panne des disques durs au fil du temps. En gros, il y a pas mal de pannes au début (mortalité infantile), puis ça se stabilise pendant quelques années avant de remonter en fin de vie.

Si on zoome sur les disques hautes capacités, qui nous intéressent le plus car les plus fiables, voici ce qui se dégage :

  • En 12 To, les HGST (Hitachi) sont très fiables mais difficiles à trouver. Et les WD qui les ont remplacés commencent à faire leurs preuves.
  • En 14 To, les WD WUH721414ALE6L4, Toshiba MG07ACA14TA et Seagate ST14000NM001G sont de bonnes options. Les deux autres modèles 14 To par contre, bof bof.
  • En 16 To, le choix est large avec 6 modèles au top, surtout chez WD.

En bonus, le rapport nous livre quelques infos intéressantes :

  • Les 4 To, principalement des Toshiba MD04ABA400V qui ont tiré leur révérence, après des années de bons et loyaux services, ont été remplacés par des petits jeunes de 16 To.
  • Backblaze surveille la température des disques et vire ceux qui dépassent les specs du constructeur. Ils ont ainsi mis 275 disques au piquet ce trimestre. Si ça ce n’est pas du management thermique respecté, je sais pas ce que c’est !
  • Et il y a un groupe de 641 disques « à part », qui n’ont pas assez de jours au compteur pour être statistiquement pertinents. Mais ils les surveillent quand même du coin de l’oeil, des fois qu’un d’eux fasse des étincelles.

Voilà, vous savez tout sur ce rapport ! N’hésitez pas à le consulter, et Backblaze publie toutes les données brutes sur leur site. Vous pouvez jouer avec, faire vos propres analyses, identifier les pépites ou les boulets. C’est toujours intéressant de regarder sous le capot comment se comportent ces petites bêtes de stockage.

+ d’infos ici.

Android ou iOS, qui est le plus bavard ?

Aujourd’hui, on va causer d’un sujet qui tient à cœur de tout le monde : la sécurité et la confidentialité de nos smartphones ! Ernestas Naprys, un journaliste de Cybernews, s’est amusé à comparer les systèmes Android et iOS pour voir lequel était le plus sûr et le résultat ne manque pas de piquant !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit rappel quand même : nos téléphones ne font pas que nous tenir compagnie la nuit dans le lit… non, non.. ils en profitent aussi pour fureter à gauche et à droite, accédant à nos données et discutant avec des serveurs du monde entier, parfois même jusqu’en Russie !

Bref, notre Sherlock a installé le top 100 des applis iOS et Android sur des téléphones remis à zéro, les a lancé et laissé comater tranquillos pendant 5 jours.

L’objectif ? Tracer chaque petite connexion sortante pour voir à qui elle cause en douce.

Résultat des courses : L’iPhone se révèle être un sacré bavard, engrangeant 3308 requêtes par jour en moyenne, contre 2323 pour son rival Android. Mais attention, le diable se cache dans les détails ! Si iOS papote plus, il le fait principalement avec ses potes de chez Apple (60% du trafic quand même). Android, lui, est beaucoup plus partageur et distribue ses requêtes à tout va, surtout via des applis tierces.

Autre fait marquant, quand il s’agit de taper la discute avec des serveurs situés en Russie ou en Chine, Android est un vrai moulin à paroles ! Là où l’iPhone n’envoie qu’un petit coucou quotidien en terre de Poutine, le robot vert se fend d’un joyeux « Priviet ! » pas moins de 39 fois en 3 jours. Et côté Chine, c’est la même : Android ça y va tranquille tandis qu’iOS lui fait l’impasse complète et n’envoie rien vers l’Empire du Milieu.

Côté applis douteuses niveau confidentialité, là encore, c’est pas la même sauce ! Facebook ? 200 requêtes par jour sur Android, seulement 20 sur iOS. TikTok ? 800 check quotidiens pour le Android, 36 en tout sur 5 jours pour la pomme.

Alors, comment expliquer cet écart de comportement entre les deux systèmes ?

Notre expert avance 2 hypothèses :

Tout d’abord un App Store mieux tenu, avec moins d’applis potentiellement malveillantes ou intrusives, mais également une politique bien plus stricte d’Apple envers les développeurs qui voudraient mettre leur nez dans nos petites affaires.

Bon mais qu’est-ce qu’on fait nous du coup ?

Et bah comme d’hab’, le mieux c’est d’avoir le moins d’applis possibles, et de privilégier celles qui ont pignon sur rue. Évitez de synchroniser tous vos comptes et toutes vos données dans tous les sens, et pensez à faire un petit coup de ménage de temps en temps dans vos applis. Moins y a de bordel, mieux c’est.

Autre chose : privilégiez le bon vieux navigateur web plutôt que les mini-browsers intégrés dans les applis, qui sont de vraies passoires. Voici un petit tuto pour voir par vous-même à qui causent vos applis :

  1. Allez sur le site https://InAppBrowser.com depuis votre navigateur web.
  2. Copiez le lien et collez-le dans une de vos applis qui utilise un navigateur intégré (comme Whatsapp, Instagram, Facebook, etc).
  3. Ouvrez ce lien depuis l’appli sélectionnée.
  4. Vous devriez voir s’afficher la liste des commandes JavaScript injectées par l’appli sur la page web ! 😱

Bon courage !

TikTok Lite – l’UE exige des réponses sur la version rémunérée

Aïe aïe aïe, on dirait bien que ce cher TikTok s’est encore fourré dans un sacré pétrin ! Figurez-vous que ces petits malins ont eu la riche idée de lancer en douce une nouvelle fonctionnalité dans leur app, sobrement intitulée « Task & Rewards« , dispo en France et en Espagne. Jusque-là, rien de bien méchant, me direz-vous sauf que voilà, cette version soi-disant « light » du réseau social cache en fait un système de récompenses qui paye les utilisateurs en échange de leur fidélité. Et ça, ça ne plaît pas du tout à l’Union Européenne !

En effet, la Commission Européenne vient de sortir l’artillerie lourde en exigeant des réponses de la part de TikTok dans un délai de 24 heures. Pourquoi tant de précipitation ? Eh bien figurez-vous que cette nouvelle fonctionnalité « Task & Rewards » qui rémunère les utilisateurs de plus de 18 ans à coup de bons d’achat ou de « coins » virtuels en échange de leur attention, inquiète.

Toute d’abord, on peut légitimement se poser la question de l’impact d’un tel système sur la santé mentale des utilisateurs, et en particulier des plus jeunes. Parce que bon, encourager les gens à scroller comme des zombies pour gratter trois cacahuètes, c’est quand même un peu limite… Surtout quand on sait à quel point les réseaux sociaux peuvent générer des comportements addictifs. La Commission s’inquiète notamment de l’efficacité de la vérification de l’âge des utilisateurs et de la gestion des plaintes par la plateforme.

Ensuite, il y a la question épineuse de la protection des données personnelles parce que pour distribuer ses récompenses, TikTok va forcément récolter encore plus d’infos sur nos habitudes, nos goûts, nos clics… Bref, de quoi remplir gentiment sa base de données, nourrir son algorithme et cibler toujours plus finement les utilisateurs.

Et là, l’UE ne rigole pas, elle veut des réponses, et vite !!!

TikTok a donc 24 heures chrono pour fournir son évaluation des risques liés à ce nouveau programme et s’il s’avère que la boîte chinoise a encore une fois voulu capturer toutes nos données sans prendre les précautions qui s’imposent, ça risque de chauffer pour son matricule ! La Commission a des pouvoirs qui pourraient potentiellement forcer TikTok à revoir entièrement, voire stopper son modèle économique si des impacts toxiques son relevés.

Bien sûr, TikTok assure qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires, genre limiter l’accès à la fonctionnalité « Task & Rewards » aux plus de 18 ans, plafonner les récompenses à environ 1€ par jour et limiter le temps passé quotidiennement sur l’app, pour gratter des points, à seulement une heure. Mais bon, on ne va pas se mentir, ça ressemble quand même furieusement à une stratégie pour garder les gens le plus longtemps possible sur la plateforme. Comme d’hab quoi.

Les associations de consommateurs en Europe avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur l’UX / UI de la plateforme, notamment l’utilisation de monnaie virtuelle pour créer des incitations à l’engagement. Mais à en juger par la surveillance exercée par la Commission sur l’approche de l’app chinoise en matière de conformité au Digital Services Act (DSA), celle-ci devra peut-être aller plus loin pour satisfaire les responsables de ce nouveau règlement européen.

Alors attention TikTok, l’UE a l’œil sur toi !

Windows 11 enfin accessible aux PC Rocket Lake après deux ans d’attente

Oyez, oyez, amis Windowsiens ! Réjouissez-vous, car Microsoft, dans son immense mansuétude, a enfin daigné lever le blocage qui empêchait certains d’entre vous de goûter aux joies de Windows 11. Eh oui, après deux longues années d’attente, les possesseurs de processeurs Intel Rocket Lake peuvent désormais franchir le Rubicon et passer du côté obscur de la Force.

Enfin, seulement s’ils mettent à jour leurs pilotes Intel Smart Sound Technology !

Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de pilotes ? Eh bien figurez-vous que certaines versions des pilotes audio Intel SST provoquaient des écrans bleus de la mort sur Windows 11, rien que ça. Les pilotes fautifs, en version 10.29.0.5152 et 10.30.0.5152, étaient plus vicieux qu’un Gremlins mouillé après minuit.

Mais tel un chevalier blanc sur son fier destrier, Intel est venu à la rescousse en sortant des versions corrigées des pilotes, estampillées 10.30.00.5714 et 10.29.00.5714 (et au-delà). Microsoft a évidemment mis un certain temps à lever son blocus, mais mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ?

Car oui, Microsoft est en pleine phase « open bar » en ce moment : tout le monde est invité à rejoindre la grande famille Windows 11. Même si parfois, ça implique de bloquer certaines apps tierces un peu trop curieuses ou de laisser tomber le support de fonctionnalités exotiques comme Windows Mixed Reality. Mais c’est le prix à payer pour profiter d’un OS moderne et innovant (ou pas) comme Windows 11 ^^.

Pour mettre à jour vos pilotes et enfin accéder au Saint Graal qu’est Windows 11, rien de plus simple : passez par Windows Update ou allez directement sur le site d’Intel. Une fois vos pilotes à jour, attendez 48h (le temps que Microsoft réalise que vous existez) et voilà, vous pourrez enfin voir à quoi ressemble le menu Démarrer de Windows 11. Spoiler : c’est pareil que Windows 10.

Mais attention, cette mise à jour ne concerne que les versions Desktop de Windows, à savoir :

  • Windows 11, version 23H2
  • Windows 11, version 22H2
  • Windows 11, version 21H2
  • Windows 10, version 22H2
  • Windows 10, version 21H2
  • Windows 10 Enterprise LTSC 2019

Les versions Serveur ne sont pas impactées par ce problème. Pour les administrateurs IT qui gèrent des parcs informatiques, vous pouvez déployer les pilotes mis à jour en utilisant des outils tels que Windows Update for Business, Intune ou Autopatch.

Et si jamais après deux jours, Windows refuse toujours obstinément de vous laisser passer à la caisse pour acheter votre billet pour Windows 11, contactez le support ! A l’ancienne 🙂

Sur ce, je vous laisse, j’ai un pilote à mettre à jour.

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Porter .NET sur Windows 95 ? Défi technique relevé !

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler d’un truc qui va en faire rêver plus d’un parmi vous : Faire tourner des applis .NET modernes sur ce bon vieux Windows 95 ! Impossible vous dites ? Et bah non, figurez-vous qu’un développeur un peu barré a réussi cet exploit !

Ce génie du code s’appelle Matt et il a même partagé son projet dingue sur GitHub. Son objectif était simple : Backporter .NET 2.0 à 3.5 sur Windows 95. À la base, même le support de Windows XP n’était pas prévu pour ces versions de .NET, alors Windows 95, n’en parlons pas !

Mais ça n’a pas découragé notre bidouilleur qui s’est retroussé les manches. Déjà, il a fallu installer Internet Explorer 5.01 et le Microsoft USB Supplement sur une version de Windows 95 OSR 2. Pas le choix, c’est nécessaire pour que .NET puisse fonctionner.

Ensuite, le plus gros du boulot a consisté à implémenter toutes les APIs Windows manquantes que .NET utilise sur les versions plus récentes de l’OS. Un vrai travail de titan et Matt a dû recoder des trucs dans tous les sens, intercepter des appels système, bref, il a mis les mains dans le cambouis et vous savez quoi ?

Ça marche !

Bon, c’est sûr que tout n’est pas parfait, il y a encore quelques bugs et incompatibilités par ci par là, mais on peut déjà faire tourner pas mal d’applications .NET sur Windows 95 grâce à son projet. La classe non ?

Franchement, chapeau bas. C’est ce genre de projets fous qui font qu’on kiffe toujours autant l’informatique. Bon par contre, je ne suis pas sûr que ce soit très utile dans la vraie vie, mais qu’importe, l’idée c’est de repousser les limites !

Je vous laisse avec ses explications. C’est un vrai film, vous allez voir !

En tout cas, si vous voulez vous amuser à installer des applis .NET sur votre Windows 95 (ou dans une VM hein, on n’est pas des sauvages), n’hésitez pas à tester son projet. Vous pourrez ensuite mettre ça sur votre profil Tinder et frimer en montrant à votre futures conquêtes une capture écran de Paint.NET qui tourne comme par magie sur votre vieux coucou ! (Je plaisante, NE FAITES PAS ÇA !!)

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Backdoor critique dans les NAS D-Link – 92 000 appareils vulnérables qui ne seront pas patchés

Mauvaise nouvelle ! Un chercheur en sécurité du nom de « Netsecfish » vient de dénicher une faille bien vicieuse dans les NAS D-Link. C’est pas un petit bug de rien du tout puisque c’est une backdoor (porte dérobée) qui permet carrément d’exécuter des commandes à distance sur votre NAS ! Ce qui est flippant, c’est qu’il y aurait plus de 92 000 appareils exposés sur Internet qui seraient vulnérables à cette RCE.

D’après Netsecfish, la faille se planque dans le script « /cgi-bin/nas_sharing.cgi », qui gère les requêtes HTTP GET et qui autorise un compte caché avec le nom d’utilisateur « messagebus » et un mot de passe vide. Et en plus de cette porte dérobée, il y a également une faille d’injection de commande via le paramètre « system » qui permet d’exécuter tout et n’importe quoi sur le NAS. Une vraie passoire donc !

Quand on sait que sur nos NAS, on stocke à peu près tout, de nos photos perso à nos backups, je pense que là, on peut dire que ça craint. Bien sûr, vous vous dites sûrement : « Pas de panique, D-Link va corriger ça vite fait bien fait« .

Ah ah, que vous êtes drôles vous. Bah oui, parce que les modèles concernés sont en fin de vie, obsolètes, has been (comme vos t-shirts), donc D-Link ne compte pas développer de patch. Bouuuh les affreux ! La seule solution, c’est donc remplacer votre vieux NAS par un modèle plus récent. Ouin… Cela dit, je pense que les clients D-Link passeront à la concurrence… Au hasard Synology ????

92 000 appareils exposés, ça fait une belle brochette et même si c’est du vieux matos, ça doit trainer chez pas mal de monde et d’entreprises qui doivent encore l’utiliser et qui ne seront même pas au courant de ce problème, sauf s’ils lisent mon site évidemment ^^.

Bref, si vous avez un vieux NAS D-Link qui traîne dans un coin, éteignez-moi ça vite fait. Et par pitié, ne le laissez pas exposé sur Internet, sauf si vous aimez vivre dangereusement.

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ChatGPT est maintenant accessible sans compte

Ça y est, c’est officiel ! ChatGPT, le célèbre agent conversationnel développé par OpenAI, est désormais accessible à tous sans qu’on ait besoin de se créer un compte. C’est une nouvelle qui devrait ravir les curieux qui souhaitaient tester les capacités de cette intelligence artificielle révolutionnaire sans avoir à s’embêter avec la création d’un énième compte en ligne.

Pour profiter de ChatGPT sans compte, rien de plus simple ! Il vous suffit de vous rendre sur l’application web chat.openai.com ou de télécharger l’application officielle ChatGPT sur votre smartphone, que vous soyez sur iPhone ou Android. Et vous pourrez directement commencer à discuter avec l’IA sans aucune autre formalité.

Par contre, ici en France, ça n’a pas encore l’air actif. J’ai du passer par un VPN via les États-Unis pour en profiter sans avoir à me créer un compte.

Et il faut quand même noter quelques petites limitations par rapport à la version avec compte. Déjà, vous ne pourrez pas sauvegarder ni consulter l’historique de vos conversations, et encore moins les partager avec d’autres utilisateurs. Vous n’aurez pas non plus accès aux conversations vocales ou aux instructions personnalisées. Et surtout, vous serez limité au modèle standard GPT-3.5, comme pour les comptes gratuits. Si vous voulez profiter de la puissance du modèle GPT-4, il faudra alors passer à la caisse et souscrire à l’abonnement payant ChatGPT Plus.

Mais bon, pour une utilisation basique de ChatGPT, la version sans compte est largement suffisante. Vous pourrez poser toutes vos questions, demander des conseils, générer du contenu, et même avoir des conversations à l’infini avec l’IA. Parfait pour découvrir le potentiel de l’IA conversationnelle et vous familiariser avec cet outil fascinant si ce n’est pas encore fait.

D’ailleurs, OpenAI a précisé avoir mis en place des « garde-fous supplémentaires » pour l’utilisation de ChatGPT sans compte. Donc ne soyez pas surpris si l’IA refuse de répondre à certaines de vos questions un peu trop sensibles ou sur des thèmes controversées.

N’oubliez pas que ChatGPT reste un outil imparfait, avec ses limites et ses défauts et qu’il peut parfois se tromper, inventer des choses ou tenir des propos biaisés. Donc gardez toujours votre esprit critique et ne prenez pas tout ce qu’il dit pour argent comptant. Et par pitié, ne l’utilisez pas comme un oracle infaillible ou comme si c’était Wikipédia. Voyez plutôt ça comme un outil permettant de retravailler du texte.

Amusez-vous bien !

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Faille critique « WallEscape » dans Linux – Vos mots de passe en danger

Saviez-vous qu’une faille de sécurité plus vicieuse qu’un boss de fin de niveau est tapie dans les entrailles de notre cher Linux depuis plus d’une décennie ? Et attention, on ne parle pas d’un vulgaire bug qui fait planter votre distrib’ préférée, non non. Cette saleté, baptisée « WallEscape » par Skyler Ferrante, un chercheur en sécurité un peu barré (on y reviendra), permet ni plus ni moins à un petit malin de vous subtiliser votre précieux mot de passe Admin !

Tout commence avec une commande anodine appelée « wall« , présente dans le package util-linux. Son petit boulot à elle, c’est d’envoyer des messages à tous les utilisateurs connectés sur une même machine. Jusque-là, rien de bien méchant, vous me direz.

Sauf que voilà, un beau jour, ou plutôt un sale jour de 2013, un commit un peu foireux est venu s’immiscer dans le code de wall tel un cheveu sur la soupe. Depuis, cette brebis galeuse s’est gentiment propagée dans toutes les versions de util-linux, tel un virus informatique qui s’ignore.

Mais qu’est-ce qu’il y avait de si terrible dans ce ce commit ? Eh bien, pour faire simple, le dev qui l’a poussé, a tout bonnement oublié de filtrer correctement les fameuses « escape sequences » dans les arguments de la ligne de commande. Résultat des courses : un petit malin un peu bricoleur peut maintenant s’amuser à injecter tout un tas de caractères de contrôle pour faire des trucs pas très catholiques sur votre terminal.

Et c’est là que notre ami chercheur en sécurité dont je vous parlais au début de l’article, entre en scène. Armé de sa curiosité légendaire et de son sens de l’humour douteux, il a flairé le potentiel de la faille et s’est amusé à monter un scénario d’attaque digne d’un film de ma saga préférée : « Die Hard ». L’idée, diaboliquement géniale, est d’utiliser ces fameuses « escape sequences » non filtrées pour créer de fausses invites sudo sur le terminal de la victime. Ainsi, tel un loup déguisé en agneau, l’attaquant peut vous inciter à gentiment taper votre mot de passe administrateur, pensant avoir affaire à une véritable demande d’authentification système.

Bon, je vous rassure tout de suite, il y a quand même quelques conditions à remplir pour que l’attaque fonctionne. Déjà, il faut que l’option « mesg » soit activée sur votre machine et que la commande wall ait les permissions setgid.

Bien sûr, en tant que vrai geek qui se respecte, vous avez probablement déjà mis à jour votre système avec la dernière version de util-linux qui colmate la brèche. Sinon, vous pouvez toujours vérifier que les permissions setgid ne sont pas activées sur wall ou carrément désactiver cette fonctionnalité de messages avec « mesg« .

En attendant, je ne peux que vous encourager à jeter un coup d’œil au PoC de notre ami chercheur, histoire de voir à quoi peut ressembler une fausse invite sudo des familles. C’est toujours ça de pris pour briller en société.

Allez, amusez-vous bien et n’oubliez pas : sudo rm -rf /*, c’est le mal !

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Un VPN public & gratuit pour un Internet libre – Merci la FDN

La FDN (French Data Network), cette association de héros du Net qui défend nos libertés numériques propose un VPN public en accès libre ! Oui, un accès VPN gratuit et accessible à tous, pour surfer sur la Toile en mode ninja.

Pour rappel, un VPN (Virtual Private Network), c’est comme le tunnel magique d’El Chapo, sauf que ça chiffre toutes vos données quand vous vous baladez sur Internet. Vos échanges étant chiffrés de bout en bout, même les vilains FAI qui voudraient mettre leur nez dans vos petites affaires en ligne ne verront que du charabia incompréhensible. Avec le VPN de la FDN, vous allez pouvoir semer les mouchards, contourner la censure et naviguer en toute tranquillité, même sur les réseaux publics craignos.

Pour en profiter, c’est super simple. Il vous suffit d’installer le client OpenVPN sur votre ordi, votre smartphone ou votre tablette. Ensuite, vous téléchargez la configuration du VPN de la FDN, et hop, vous voilà paré.

Le VPN public de la FDN utilise les serveurs de l’asso, et s’engage à respecter votre vie privée et à ne pas logger vos données. Ça rend bien service donc et en plus, c’est l’occasion de soutenir la FDN qui se bat au quotidien pour nos droits et libertés sur Internet en leur faisant un petit don ou en rejoignant l’association si vous pouvez.

Personnellement, je dis un grand merci à toute l’équipe de la FDN pour cette initiative géniale. Ça fait du bien de voir qu’on peut encore compter sur des assos comme ça pour défendre l’intérêt général.

Pour essayer ce VPN, foncez sur https://vpn-public.fdn.fr.

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