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Tart - Une VM Windows 11 jetable sur votre Mac

Par : Korben ✨
2 octobre 2026 à 12:02

Windows 11 dans une machine virtuelle sur un Mac Apple Silicon, ça se fait depuis looooongtemps avec des outils comme Parallels ou UTM. Mais tart, l'outil en ligne de commande qui crée et clone des VM comme on le ferait avec des conteneurs, n'en est pas capable, parce que la virtualisation d'Apple sur laquelle il repose ne gère officiellement que macOS et Linux.

Sauf qu'un dev nommé Mustafa Akin, vient de publier un fork qui permet d'installer Windows 11 avec tart sans un seul clic.

Je viens de le tester sur mon Mac Studio M4 Max avec l'ISO française de Windows 11 et j'ai trouvé que ça fonctionnait super, d'où ce petit tuto.

Ce qu'il vous faut avant de commencer

Pour vous lancer là dedans, il vous faut donc un Mac Apple Silicon sous macOS 26.6 ou 27, Xcode pour compiler tout ça, et bien sûr une ISO de Windows 11 ARM64 ( faudra vous démerder ensuite avec la licence ). Par contre, faut le savoir, ce fork repose sur deux réglages privés d'Apple, non documentés, qu'une mise à jour de macOS pourra shooter à tout moment. Donc ne montez pas votre futur homelab là dessus sans un plan de repli.

Compiler tart et créer la VM

Sur son site, Mustafa Akin publie un binaire tout fait, mais j'ai préféré compiler le programme car le script de création du paquet de son fork signe proprement l'application en local avec le droit de virtualisation qui va bien.

git clone --branch windows-guest-extras https://github.com/mustafaakin/tart.git
cd tart
git checkout e4c623c
./scripts/package-windows-preview.sh 0.1.0-windows-preview
export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"

La commande export rend ce tart.app accessible au niveau du système prioritaire devant un éventuel tart déjà installé. Il ne reste alors qu'à lui passer votre ISO... tart téléchargera alors les pilotes virtio-win et WinFsp, fabriquera son propre média d'installation et démarrera Windows sans rien demander de plus.

tart create win11 --from-iso ~/Downloads/Win11_Arm64.iso

Ça m'a pris en tout et pour tout 26 minutes pour obtenir cette VM Windows fonctionnelle. Notez également que l'installation force l'anglais américain et que d'autres langues peuvent poser souci mais avec mon ISO française, l'interface est bien restée en français. Seul le clavier est resté en QWERTY au départ.

Installer le pilote et l'agent à la mano

L'auteur écrit sur son blog que l'install de l'agent doit se faire manuellement pour l'instant mais ce qu'il a oublié de préciser c'est que le pilote viosock, celui qui relie le Mac à la VM, n'est pas dans la liste des pilotes que tart injecte (viostor, viogpudo, NetKVM, viorng et viofs). Résultat, chez moi, tart exec ne fonctionnait pas. Comme ce pilote se trouve dans l'ISO virtio-win que tart a gardée dans son cache, il suffit donc de le copier dans un dossier partagé, contenant l'agent publié avec la préversion :

hdiutil attach -readonly -nobrowse ~/.tart/cache/windows/sha256:303f7ae40dad495d6ae474fdc571df58958a4dbc5c37a522d80f9a203867949d.iso
mkdir -p ~/tart-share
cp -R /Volumes/virtio-win-0.1.302/viosock/w11/ARM64 ~/tart-share/viosock
hdiutil detach /Volumes/virtio-win-0.1.302
curl -L -o ~/tart-share/tart-guest-agent.exe https://github.com/mustafaakin/tart/releases/download/windows-preview-0.1.0/tart-guest-agent.exe
tart run win11 --dir=share:$HOME/tart-share

Comme la commande tart run garde la main, laissez-la tourner et ouvrez un second terminal pour la suite, en y refaisant l'export ci-dessous depuis le dossier tart, sinon vous appellerez un autre tart.

export PATH="$PWD/dist/windows-preview/tart.app/Contents/MacOS:$PATH"

Au démarrage, la session admin (mot de passe admin) s'ouvre alors toute seule et vous arrivez sur le bureau. Le dossier partagé apparaît sur le lecteur Z:, dans un dossier share. Ouvrez PowerShell en administrateur (et n'oubliez pas que le clavier est en QWERTY) pour installer le pilote, puis déclarer l'agent comme tâche lancée à l'ouverture de session, parce que c'est dans cette session que sont le presse-papiers et le bureau :

pnputil /add-driver Z:\share\viosock\viosock.inf /install
mkdir "C:\Program Files\Tart"
copy Z:\share\tart-guest-agent.exe "C:\Program Files\Tart\"
$a = New-ScheduledTaskAction -Execute "$env:SystemRoot\System32\conhost.exe" -Argument '--headless "C:\Program Files\Tart\tart-guest-agent.exe" --run-agent'
$t = New-ScheduledTaskTrigger -AtLogOn -User $env:USERNAME
$s = New-ScheduledTaskSettingsSet -ExecutionTimeLimit ([TimeSpan]::Zero) -RestartCount 999 -RestartInterval (New-TimeSpan -Minutes 1)
$p = New-ScheduledTaskPrincipal -UserId $env:USERNAME -LogonType Interactive -RunLevel Highest
Register-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent" -Action $a -Trigger $t -Settings $s -Principal $p
Start-ScheduledTask -TaskName "Tart Guest Agent"
Get-Service VirtioSocketWSP

Le service VirtioSocketWSP doit alors afficher Running. S'il n'existe pas, c'est que le pilote n'est pas passé et tart exec ne répondra pas. Relisez alors la sortie de pnputil et vérifiez que le dossier viosock contient bien viosock.inf.

Vérifier que le terminal de Windows répond

Retournez ensuite dans le terminal du Mac et entrez cette commande pour connaitre le numéro de version du Windows :

tart exec win11 cmd /c ver
Microsoft Windows [version 10.0.26200.8037]

Informations système dans la VM : Windows 11 Famille, build 26200, sur une "Apple Virtualization Generic Platform" en ARM64

L'intérêt de tout ça c'est surtout d'avoir un Windows jetable. Vous devez arrêtez d'abord la VM de base avec tart exec win11 shutdown /s /t 0 puis pour cloner la VM, faites un : tart clone win11 w1 . C'est instantané, et y'a plus qu'à la démarrer avec un tart run w1 --no-graphics.

Avec --no-graphics ça démarre sans fenêtre et vous pouvez alors lancer ce que vous voulez avec tart exec. Ensuite pour tout stopper, un petit tart stop w1, et un tart delete w1 pour supprimer la VM et voilà...

Ce qui ne marche pas

En tout cas, n'en faites pas votre Windows de tous les jours car il n'y a ni son ni accélération graphique, pas de possibilité de suspendre le Windows et la virtualisation imbriquée se fige dès que Windows veut démarrer WSL2 ou Hyper-V.

La commande Get-Tpm confirme aussi l'absence de TPM. Et selon l'auteur, le disque est le point faible de ce Windows ARM 64 sous tart, en partie parce que tart rempli très vite les SSD avec ses logs. Pensez aussi à changer le mot de passe, puisque le compte est admin avec le mot de passe admin, et que SSH est ouvert sur le réseau interne de tart.

Mais pour tester des logiciels Windows ou scripter des trucs, ça tient bien la route.

Source : Mustafa Akin

PS5 - Streamer sur Discord sans carte d'acquisition

Par : Korben ✨
29 septembre 2026 à 05:44

Hier, le bidouilleur Yash Garg a publié sur son blog une astuce incroyable permettant de diffuser le contenu de sa PS5 sur Discord sans avoir besoin de carte d'acquisition. Son astuce c'est tout simplement de faire croire à sa console que son Mac EST le serveur de Twitch qui doit recevoir la vidéo et comme j'ai trouvé ça cool, je vous explique.

Le point de départ en fait, c'est que Yash diffuse souvent ses parties à des potos sur Discord. Pourtant, cette bonne vieille PS5 ne sait pas partager le stream de ses jeux aussi facilement. Elle peut juste diffuser par défaut vers YouTube et Twitch, à condition d'y être connecté via une option prévue pour ça par Sony. Cela veut dire que pour streamer vers Discord, sa seule vraie option c'est donc la carte d'acquisition, mais celles qui marchent bien coûtent un rein et notre ami ne voulait pas investir.

Il s'est donc mis à utiliser Remote Play qui permet de jouer à la PS5 depuis un Mac. Grâce à ça, la console se connecte à son MacBook et il partage l'écran du Mac sur Discord. Sauf que cela exige de brancher la manette et les écouteurs sur le Mac, et en plus, parfois ça lag de fou au niveau des commandes. Sans parler de la qualité de l'image, qui est choisie par la console, sans possibilité de réglage par l'utilisateur. Pas cool.

Alors, il a imaginé une solution qui je pense va vous intéresser si vous voulez streamer vos parties de PS5 ailleurs que sur Twitch et Youtube. En fait, comme la PS5 ne connaît pas par cœur l'adresse de Twitch, elle la demande aux serveurs DNS à chacune des diffusions. Du coup, celui qui contrôle ce DNS contrôle où se dirige le flux. Yash a donc monté sur son Mac un petit serveur DNS maison qui renvoie tout simplement l'adresse IP du Mac à la place de celle de Twitch.

Il a ensuite paramétré son routeur (un GL.iNet sous OpenWrt) pour forcer l'utilisation de ce DNS pour sa console, sans rien modifier sur la PS5. Cette dernière pousse alors son flux en 1080p à 60 fps vers le Mac, qui le lit, tout ça avec moins d'une seconde de délai avant de le diffuser sur Discord. L'ami Yash s'en sert chaque jour depuis quelques semaines et pour le moment, il n'a pas rencontré le moindre souci.

Par contre, ça ne passe pas avec YouTube car la console envoie bien sa vidéo au Mac, mais vérifie également régulièrement auprès de YouTube que le direct est bien en cours de diffusion. Et comme rien n'arrive, bah elle coupe tout simplement la diffusion au bout d'une minute.

Voilà, si ça vous intéresse, il a fait un article complet où il détaille tout, du DNS au routeur, avec le code de sa petite application qu'il a écrite et qui se loge dans la barre de menu de son Mac. Voilà, si ça vous tente, c'est par ici.

ArseneLupin - Le JEV Like d'Ibou qui décide au lieu de bavarder

Par : Korben ✨
28 septembre 2026 à 10:54

Jev, je ne l'ai jamais utilisé mais Kev, en revanche, je l'ai branché dans mon outil de sélection de sujets de veille pour qu'il me dise notamment si un sujet correspond à ce qui me plaît ou pas. C'est en cours de test, donc je ne vais pas vous livrer de conclusion hâtive sur si ça fonctionne bien ou pas, mais si je vous en parle, c'est parce que Sylvain Peyronnet, le papa du moteur de recherche français Ibou , publie à son tour 3 modèles de la même famille, baptisés ArseneLupin, conçu également pour faire du décisionnel

Pour ceux qui ne suivent pas l'actualité IA, le nouveau truc à la mode en ce moment, c'est Jev, un modèle maison de TypeSafe qui est le premier de ce qu'ils appellent les modèles System One. Au lieu de générer du texte qu'il faut ensuite parser, ce reçoit un état (un texte, un ticket, un objet JSON) et des questions typées : oui ou non (noul), un choix parmi plusieurs options (choice) ou une note sur une échelle (score). Et il renvoie pour chacun de ces choix, des probabilités que votre code peut ensuite exploiter directement pour trier, faire du routage ou prendre des décisions. Par exemple, avec ça, on peut faire de la qualification de tickets de bug ou de l'anti-spam, ce genre de choses.

Alors forcément, suite à ça, des clones ouverts ont débarqué. Le premier que j'ai découvert, c'est Kev , de Jared Palmer, qui s'appuie sur Qwen3.5 et Qwen3.8, soit 0,8 à 27 milliards de paramètres, et laya qui part d'un encodeur ModernBERT-large pour 421 millions de paramètres au total.

Perso, avec Kev dans mon outil de veille, Pour le moment, j'ai un peu de mal à voir si c'est mieux qu'une décision prise par un Qwen 3.6 classique qui génère une réponse textuelle mais Kev a été entraîné sur des textes de 384 tokens au max, et les articles qui tombent dans ma veille dépassent largement ce gabarit...

ArseneLupin, c'est donc la version d'Ibou, annoncée par Sylvain la semaine dernière. Sa v1.1 repose donc sur Qwen3.5-4B, la mini sur Qwen3.5-0.8B et ArseneLupinstral sur Ministral 8B. Les poids sont sous licence Apache 2.0 et le code pour s'en servir et l'intégrer est fourni, mais pas le code d'entraînement ni les données.

C'est encore jeune, donc il n'y a pas eu de benchmark indépendant, mais Ibou en a fait et voici ce qu'ils obtiennent avec une classification d'intentions de recherche en dix catégories. Avec la 1.1, ils obtiennent 50,7 % de bonnes réponses, contre 39,7 % pour la mini et 43,9 % pour Jev 1.13.

Bref, ce sont leurs mesures, mais si elles sont justes, ça veut dire qu'Arsène Lupin est plus efficace que Jev.

Installer ArseneLupin v1.1

Alors pour ce tuto, j'ai pris la v1.1 qui est la plus "balèze".

À la fin de cette section, vous aurez donc un serveur local qui crache du JSON accessible sur le port 8000. Il vous faut Python 3.11 ou une version plus récente et une 10aine de Go libre puisque le modèle complet pèse 9,3 Go en bfloat16.

J'exclus au téléchargement le dossier gguf, qui contient la version 8 bits de 4,5 Go destinée à llama.cpp. Pour démarrer, il faut donc créer un environnement virtuel, puis récupèrer le modèle, et installe le code de service avec la version de transformers qui va bien, c'est à dire la 5.17.0 :

python3 -m venv lupin && source lupin/bin/activate
pip install -U huggingface_hub
hf download IBOU-SEARCH/ArseneLupin-v1.1 --local-dir arsenelupin-v1.1 --exclude "gguf/*"
cd arsenelupin-v1.1
pip install ./code "transformers==5.17.0"

Par défaut, le fichier serve.yaml envoie le modèle sur une carte NVIDIA (cuda:0). Sur un Mac, il faudra donc le basculer sur le GPU d'Apple (mps), et sur une machine sans GPU, ce sera cpu. Je pense que je ne vous apprends rien, vous avez l'habitude,

Ensuite, on lance le serveur. Notez juste que sous Linux, le sed s'écrit sans les deux apostrophes après le -i. :

sed -i '' 's/cuda:0/mps/' serve.yaml
python -m arsenelupin serve --config serve.yaml --calibration calibration/default.json --port 8000

Le serveur ArseneLupin v1.1 à l'écoute sur le port 8000, poids chargés

Au bout de quelques secondes, le serveur écoutera sur 127.0.0.1:8000. Quant à la version GGUF, vous pouvez, si vous voulez, le faire tourner dans un llama.cpp ou équivalent à condition d'en avoir un assez récent qui connait l'archi de Qwen3.5.

Poser vos premières questions

Pour tester, je me suis inspiré de mon outil de veille. On donne au modèle le titre et le résumé d'un sujet et on lui demande si ça parle d'un outil qu'on peut installer, dans quelle rubrique il faut le ranger et à quel point ça pourrait intéresser des gens comme vous, c'est à dire des lecteurs technophiles / bidouilleurs.

Placez donc ça dans un fichier nommé veille.json, dans le dossier du modèle :

{
 "state": {
 "titre": "ArseneLupin, trois modèles de décision publiés par Ibou",
 "resume": "Le moteur de recherche français Ibou publie sur Hugging Face trois modèles qui répondent par oui ou non, par un choix ou par une note, avec des probabilités. Les poids sont sous licence Apache 2.0 et le code de service est fourni."
 },
 "questions": {
 "installable": {"type": "noul",
 "instructions": "Le texte présente-t-il un outil que le lecteur peut installer lui-même ?"},
 "rubrique": {"type": "choice",
 "instructions": "Dans quelle rubrique ranger ce sujet ?",
 "criteria": {"ia": "Intelligence artificielle et modèles de langage",
 "dev": "Outils pour développeurs et infrastructure",
 "securite": "Sécurité informatique, failles et vie privée",
 "materiel": "Matériel, gadgets et bricolage électronique"}},
 "interet": {"type": "score",
 "instructions": "Ce sujet intéressera-t-il un lecteur technophile qui aime tester des outils ?",
 "criteria": ["Pas du tout", "Un peu", "Beaucoup"]}
 }
}

Puis dans un second terminal ouvert dans le même dossier, tapez la ligne de commande curl suivante pour lancer l'évaluation avec ArseneLupin.

curl -s http://127.0.0.1:8000/v1/systemone -H 'Content-Type: application/json' -d @veille.json | python3 -m json.tool

La réponse à la requête de veille : "ia" à 0,72, un oui/non hésitant à 0,53 et un score de 1,47

Comme vous pouvez le voir, pas une ligne de texte généré, chaque question revient avec ses probabilités. On voit donc que la rubrique "ia" l'emporte à 0,72, loin devant "dev" à 0,19, et le niveau "Beaucoup" ressort à 0,59 pour l'intérêt, ce qui donne un score moyen de 1,47 sur une échelle qui va de 0 à 2. Par contre, pour savoir si c'est un outil installable, le modèle hésite quand même un peu avec un timide 0,53 de probabilité pour le oui.

Il renvoie quand même une indication qui est plutôt importante à savoir là décision : "decision": true, car aucun seuil n'est appliqué côté serveur (c'est ce que dit le "decision_status": "unthresholded"). C'est donc à votre code de décider qu'en dessous de 0,7, par exemple, la décision revient à un humain plutôt que de partir dans la base de données automatiquement. Sur mon Mac Studio M4 Max, la requête a pris entre 2,4 et 2,8 secondes pour ces huit options.

J'ai fait un 2ème essai avec un commentaire de spam bien grossier : "Super article !!! Pour gagner 500 € par jour depuis chez vous, cliquez vite sur mon profil, places limitées." La v1.1 le classe en spam à 0,86 et lui colle un ton positif à 0,78, ce qui est vrai au premier degré. Et la version mini du modèle répond deux fois plus vite, en 0,8 seconde, mais descend à 0,76 sur le spam et hésite sur le ton... À voir donc si ça suffit pour vous d'utiliser le modèle mini ou pas, selon vos besoins.

Comment ArseneLupin prend ses décisions

Le code livré avec le modèle se lit facilement et la mécanique est plutôt simple à capter. En fait chaque option devient une question oui/non posée au Qwen affiné, du genre "ce candidat décrit-il la bonne réponse ?".

Ainsi, 4 catégories pour classer un contenu se résume en 4 questions sur le même texte accompagnée d'une petite tête de lecture (2 561 paramètres sur la v1.1) qui transforme le dernier état caché du modèle en score. Un softmax répartit ensuite ces scores en probabilités, et la confidence n'est rien d'autre que la plus forte d'entre elles...

Pour que ça reste rapide malgré toutes ces passes, le serveur lit une seule fois le texte commun aux options, puis calcule toutes les options simultanément.

En fait avec ArseneLupin, on reproduit le principe de Jev mais avec un LLM ouvert (Qwen) en ne lui faisant produire qu'un seul token, limité aux choix proposés. Ce qu'apporte Ibou, c'est donc un modèle LLM ultra affiné (Autant qu'un bon Saint Nectaire) pour ce type d'exercice de prise de décision.

Reste ensuite la confiance à accorder à ces probabilités. Dans le dossier calibration, vous verrez des températures ajustées selon les trois workflows d'exemple fournis par Ibou, et il y a également, dans le fichier default.json, une calibration par défaut. C'est celle-là qu'on a utilisée dans notre exemple, mais vous pouvez aussi régler vous-même votre propre température ajustée selon vos usages.

Maintenant, avant de lui confier quoi que ce soit, posez-vous un peu et donnez-lui une cinquantaine d'exemples que vous avez déjà classés à la main. Comme ça, vous pourrez comparer ArsèneLupin et le LLM que vous utilisez d'habitude pour savoir qui est le plus fiable. N'hésitez pas à y mettre aussi des textes plus ou moins longs parce que le serveur accepte jusqu'à 32 768 tokens par option. Ça tombe bien parce que ça me gênait un peu dans mon intégration avec Kev sur mon outil de veille. Donc je pense que je vais rapidement basculer sur ArsèneLupin pour ma veille en remplacement de Kev.

Et si vous venez de Jev, attention, la requête a la même forme mais pas la réponse !! Pour une question oui/non, Jev renvoie un champ noul là où ArseneLupin renvoie un p_yes, et pour une note, ArseneLupin range ses probabilités dans une liste quand Jev utilise un dictionnaire.

Cela veut dire qu'un client écrit pour l'API de TypeSafe ne lira pas du tout le résultat de ArseneLupin tel quel, donc prévoyez une petite couche de conversion avant de mettre les deux en concurrence sur vos data.

FxTwitter - L'API gratuite pour lire X sans compte

Par : Korben ✨
25 septembre 2026 à 09:34

Depuis que X a shooté Nitter et XCancel à grands coups de lettres d'avocat fin août, lire X sans compte c'est redevenu une méga galère. Mais il reste pourtant un outil que plein de gens utilisent sans le savoir, parce qu'il tourne dans les coulisses de Discord et Telegram. Son nom ?

FxTwitter !

À la base, le projet FxEmbed , qui fait tourner FxTwitter et FixupX, sert à réparer les aperçus de liens X. Vous mettez fx devant twitter.com (ou fixup devant x.com) et Discord affiche enfin la vidéo, le sondage ou toutes les images du post. Sauf que derrière, il y a surtout une API publique et gratuite, api.fxtwitter.com, qui affiche n'importe quel post public en JSON sans avoir besoin de compte ou de clé API facturé une couille. Ché Elon !

Alors oui, les rageux diront que x.com affiche encore n'importe quel post isolé à un visiteur déconnecté, même les longs, mais sur un profil, ça s'arrête à 5 posts avant de vous demander de "Continuer sur X". Et surtout, ça ne vous affichera pas les vidéos et ça ne vous permettra pas d'avoir ça sous la forme d'un flux RSS.

Alors que FxTwitter, lui, nous sort tout ça sans avoir à ouvrir x.com !

Lire un post dans le navigateur

Maintenant pour nos tests, prenons un vieux de la vieille, un vétéran, le post numéro 20 de @jack, publié le 21 mars 2006 et dont l'URL est x.com/jack/status/20. Le nombre à la fin, c'est l'identifiant du post.

Collez tout simplement cet identifiant au cul de api.fxtwitter.com/2/status/ et ouvrez ça dans votre navigateur :

https://api.fxtwitter.com/2/status/20

Et vous obtiendrez un gros pavé en JSON avec dedans le texte du post dans le champ "text", l'auteur dans "author", et un peu plus bas vous trouvez les likes, les reposts, les réponses et la date.

Le post 20 de @jack vu par l'API : le texte dans le champ text, l'auteur juste en dessous.

Et si vous avez la flemme de recopier l'identifiant (vous êtes toujours dans l'abus, vous ^^), remplacez simplement x.com par api.fxtwitter.com dans l'adresse complète du post et voilà ! Ça marche à tous les coups, même si c'est le retour de l'ancienne version de l'API, conservée pour la compatibilité.

Le texte et sa traduction avec curl

Pour utiliser ça avec un script, je vous conseille d'utiliser curl pour faire la requête et jq pour trier tout ça ( jq, c'est le petit utilitaire qui extrait un champ précis d'un JSON ).

Ainsi, pour n'afficher que le texte du post :

curl -s "https://api.fxtwitter.com/2/status/20" | jq -r '.status.text'

Et si le post n'est pas en français, ajoutez ?lang=fr à l'adresse et hop, magie magie, l'API glisse alors un bloc "translation" dans la réponse, avec le texte en français :

curl -s "https://api.fxtwitter.com/2/status/20?lang=fr" | jq -r '.status.translation.text'

Le texte d'origine du post 20, puis sa traduction demandée avec ?lang=fr.

La traduction provient de X lui-même quand elle existe (sur ce post, le champ "provider" indiquait "grok"), sinon l'API se rabat avec joie sur un service de traduction. Et pour un profil, c'est le même principe avec /2/profile/ : api.fxtwitter.com/2/profile/jack qui affichera la bio de @jack, son nombre d'abonnés et sa date d'inscription. Les autres "routes" qui récupèrent les fils, les abonnés ou les médias d'un compte sont dans la documentation de l'API .

Elle est pas belle la vie ?

Récupérer une vidéo

Maintenant, on va rentrer dans le dur parce qu'ici, pour récupérer une vidéo, vous n'avez pas besoin d'API. Suffit de jouer avec l'adresse.

Mettez d. devant fxtwitter.com et le lien vous renverra directement le fichier, sans HTML autour. Avec curl, ça donne ça (le -L sert à suivre la redirection) :

curl -L -o video.mp4 "https://d.fxtwitter.com/NASA/status/2102748685792596449"

Grâce à ça, on peut par exemple récupérer le MP4 de cette vidéo bien kitchou de 30 secondes de la NASA. Et ajouter .mp4 à la fin d'une adresse fxtwitter.com fera la même chose. Et pour choisir la qualité, jetez un œil au JSON du post, où la liste des formats de media.videos donne chaque version de la vidéo avec son adresse et son bitrate.

Suivre un compte en RSS

Dernier truc que je trouve pratique avec cet outil c'est que chaque compte public peut avoir son flux RSS. Il suffit d'ajouter /feed.xml après le nom du compte :

https://fxtwitter.com/korben/feed.xml

Collez ensuite ça dans votre lecteur RSS et vous suivrez le compte X de vos rêves sans avoir à y mettre les pieds. Le flux remonte ainsi les 90 derniers posts par défaut, et le paramètre ?count= permet de réduire ce nombre ou de l'augmenter jusqu'à 100 maximum. Et si vous remplacez feed.xml par media.xml vous ne verrez dans le flux que les posts contenant des photos ou des vidéos. Et si vous ajoutez ?with_replies=1 vous verrez aussi les réponses.

Ce qui coince

Maintenant ce qui peut être relou, c'est que l'API n'encaisse que 1 000 requêtes par minute et par adresse IP. Par contre, si vous pensiez absorber tout x.com sans la moindre vergogne, vous allez vite vous retrouver coincé.

Attention aussi au domaine que vous tapez. Les seuls officiels sont fxtwitter.com, twittpr.com, fixupx.com, xfixup.com et fxbsky.app pour Bluesky. Je précise ça parce qu'il y a eu, par exemple un fxtwiter.com avec un t en moins, qui a été signalé sur le dépôt du projet et qui renvoyait les gens vers des arnaques.

Comme d'hab, une faute de frappe et c'est le drame... Soyez très vigilants.

Maintenant, si vous êtes un petit peu curieux comme moi, vous vous êtes sûrement demandé comment FxTwitter récupérait tout ça ??

Eh bien, comme le fait Nitter, ou plutôt comme le faisait Nitter , il récupère les données en utilisant de vrais comptes X sur lesquels il répartit les requêtes. Et comme c'est ce qui a été reproché à Nitter, je me dis qu'il y a des chances qu'à un moment FxEmbed soit visé aussi.

On verra bien, mais si un jour le service tombe, sachez que le code est bien dispo sous licence MIT, donc vous pouvez le faire tourner chez vous sans problème dans un Docker. Et si vous n'utilisez pas de compte X connecté dessus, ça marchera quand même avec, c'est vrai, des limites de requêtes plus basses et surtout sans accès au contenu NSFW (Et ça, je sais que ça vous rend super triste.)

Source : GitHub

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