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À partir d’avant-hierMusique – Les Inrocks

L’avant-garde au centre de la 13ème édition du Pitchfork Festival Paris !

Par : Théo Lilin
22 avril 2024 à 14:01

Dans quelques mois, Paris abritera la treizième édition du Pitchfork Festival, de retour cette année pour sept jours de festivités animées par 80 artistes répartis dans dix salles de la capitale. En amont de l’événement prévu du 4 au 10 novembre, l’organisation dévoile aujourd’hui les premiers noms de son line up, dont une bonne partie programmée pour le Pitchfork Avant-Garde.

L’édition 2024 se déroulera comme à l’accoutumée dans plusieurs salles du quartier de La Bastille, dont le Badaboum, le PopPup!, le Café de la Danse, le Supersonic, mais aussi le Trianon, l’Église Saint-Eustache et le Trabendo. Et pour la première fois cette année, La Mécanique Ondulatoire, institution dédiée au rock, rejoint la carte du Pitchfork Festival.

Trois soirées dédiées à l’avant-garde

Vingt premiers noms viennent d’être dévoilés aujourd’hui, avant de prochaines annonces dans les semaines à venir. Sur scène, Obongjayar prendra le contrôle du Trabendo le 6 novembre. Pour les amateurs de musiques électroniques, il faudra plutôt aller taper du pied devant Sega Bodega, le même soir au Trianon. La multi-instrumentiste Cate Le Bon sera quant à elle à retrouver le 10 novembre dans cette même salle.

Et pour la première fois de son histoire, le festival accorde non pas deux mais trois soirées dédiées à l’avant-garde, les 7, 8 et 9 novembre, dans le cadre du Pitchfork Avant-Garde. On pourra retrouver entre autres MRCY, Divorce, Eaves Wilder, Len, Mabe Fratti, Tiberius B le 7 novembre, bby, Chanel Beads, Infinity Song, Love Remain, Rocket, Sarah Julia le 8 novembre et Elsy Wameyo, June McDoom, Snow Strippers, Sword II et Ugly le 9 novembre.

Le festival a en outre annoncé l’ouverture de la billetterie ce vendredi 26 avril dès 11h sur l’application DICE. Toutes les informations sont disponibles ici.

Le festival néerlandais Rewire, toujours à la pointe de la création musicale

17 avril 2024 à 15:44

Créé en 2011, Rewire s’est vite affirmé comme l’un des festivals musicaux européens les plus originaux et stimulants, proche dans l’esprit du CTM berlinois, du Sonar barcelonais ou du Variations nantais. Si les musiques électroniques occupent une place importante, quantité d’autres styles y résonnent : néo-classique, free-jazz, hip-hop, post-punk, musique contemporaine, noise ou encore post-rock – pour citer seulement quelques exemples, la famille des inclassables étant la plus nombreuse.

Ici, les têtes d’affiche sont rares. Clairement orientée vers l’exploration des marges et la prospection de nouveaux talents, la direction artistique – assurée depuis le début par Bronne Keesmaat – tend à présenter avant tout des artistes ou des groupes qui creusent des sillons singuliers, prennent des risques, s’engagent dans des voies encore inexplorées. Pour faire court, rien (ou presque) de ce qui est expérimental dans le domaine musical n’est étranger à Rewire.

Le crossover

Le croisement avec d’autres disciplines, notamment les arts visuels et la danse/performance, figure également dans son ADN. Outre des lives audiovisuels dernier cri et des créations scéniques hybrides, on peut y voir des films dans un programme spécifique. Initié en 2021, le festival connexe Proximity Music propose en parallèle une série d’installations axées sur la création sonore.

Rewire se déroule pour l’essentiel sur un petit périmètre (ce qui facilite les trajets d’un endroit à l’autre) et investit une dizaine de lieux dans la ville, de types très différents, souvent avec beaucoup de relief – d’une église protestante majestueuse à un sous-sol bétonné (Basement) en passant par des théâtres petits ou grands, un vaste club de style post-industriel (Paard) ou encore un imposant complexe culturel de la taille d’un petit aéroport (Amare).

La riche scène néérlandaise

Conjuguant qualité, originalité, transversalité et diversité avec une rare sagacité, le festival apparaît ainsi comme un authentique eldorado pour les mélomanes aux oreilles fureteuses. Il invite en particulier à scruter la scène des Pays-Bas, (trop) peu connue et pourtant très fertile, qui représente environ 20 % de la programmation chaque année.

Côté néerlandais, durant cette édition 2024, on a pu notamment se faire happer par le MAZE Ensemble (ensemble électro-acoustique basé à Amsterdam), interprétant deux pièces de – et avec – la compositrice anglaise Annea Lockwood. Un concert tout en poésie impressionniste, au creux du silence, dans lequel chaque note et chaque geste semblent atteindre une densité maximale.

On a également pu découvrir le tout nouveau live de No Plexus, duo queer en pleine ascension depuis la sortie de son premier album, Rite of Passage (2023). Conçu avec le scénographe Emmanuel Biard, un show ambitieux mais inégal, flottant dans une ambiance spectrale au son d’une électro vaporeuse. Sur un autre versant, nettement plus agité, on a attrapé en pleine action LazerGazer, DJ et productrice électro d’origine syrienne, figure phare de la scène club néerlandaise actuelle, qui a bien secoué le Basement dans la (fin de) nuit du samedi au dimanche.

Une programmation internationale

En dehors de la sélection des Pays-Bas, se détache d’abord le live hautement galvanisant – présenté ici en première mondiale – du binôme Lila Tirando a Violeta & Sin Maldita : de la bass music bien vrillée en rafales trépidantes, sur fond de vidéos sursaturées et fracturées. Pour se faire une petite idée, une immersion dans leur premier album, Accela, est fortement recommandée.

Enchaînons, aux antipodes, avec le concert ultra intimiste de la musicienne et chanteuse libanaise Youmna Saba, assise seule sur scène, dont la voix profonde se mêle à un dispositif instrumental atypique, reliant oud et laptop, pour un résultat un rien austère mais néanmoins captivant.

Poursuivons avec le très singulier trio berlinois Gordan et son envoûtant post-punk incantatoire, magnifié par une chanteuse d’origine serbe à la voix aussi intense que la présence. Citons encore le trublion anglais Alabaster DePlume (chanteur, saxophoniste et compositeur), dont le concert totalement débridé – naviguant librement entre cosmic jazz, acid-folk, post-rock et poésie sonore – a paru offrir un parfait condensé de Rewire.

Terminons avec la claque magistrale de cette édition 2024, à savoir le groupe japonais Goat, conduit par deux batteurs absolument hallucinants, au centre de la scène. Instrumentale, à la fois sophistiquée et épurée, d’une incroyable richesse (poly)rythmique, leur musique – sorte de post-krautrock teinté de free-jazz – frappe déjà fort sur disque (comme en témoigne leur récent nouvel album, Joy in Fear) et révèle une puissance encore supérieure, presque diabolique, en live.

En attendant – non sans impatience – l’édition 2025, on pourra avoir un aperçu de l’univers Rewire à l’automne prochain via une programmation spéciale conçue pour le prestigieux festival strasbourgeois Musica. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de Nord Sonore, une initiative menée par le Fonds Podiumkunsten (le Fonds néerlandais pour les arts de la scène) visant à promouvoir et à mieux faire connaître en France la part la plus créative de la scène musicale néerlandaise.

Pete The Monkey 2024 : on vous dit tout sur la programmation du festival normand

Par : Louise Lucas
16 avril 2024 à 11:26

Comme à l’accoutumée, l’été s’annonce riche en réjouissances musicales. Au programme du premier volet de notre marathon de festival : Pete The Monkey, à Saint-Aubin-sur-Mer. La douzième édition de l’événement normand se tiendra les 11, 12 et 13 juillet au cœur des jardins du château de la ville.

“L’occasion de s’amuser dans un environnement idyllique et de découvrir les dernières pépites de la scène musicale nationale et internationale”, dixit ses organisateur·ices dans un communiqué. Et ce, tout en soutenant l’association bolivienne Comunidad Inti Wara Yassi (CIWY), laquelle accueille les animaux victimes de déforestation et de trafics illégaux.

Du rock psyché au hip-hop

“Pour sa 12ème édition, Pete the Monkey ouvre les portes du ciel. Un nouveau monde où tout est possible”, avancent les organisateur·ices. Des portes que franchiront une flopée d’artistes trié·es sur le volet, parmi lesquel·les : le sextet psychédélique d’Amsterdam Altin Gün, Voyou et sa pop florissante, le trio synthwave Baby’s Berserk, Bonnie Banane et sa chanson française 2.0, les Québécois de Choses Sauvages et leur musique mi-funk mi-punk, le Belge David Numwami, la DJ Didi Han, tout droit venue de Séoul…

Au programme également : la formation italienne Dov’e Liana, les surdoué·es du rock psyché de Fat Dog, Finn Foxell et son hip-hop made in London, le post-punk de Joe Unknown, le groupe de rock péruvien Los Mirlos, Maruja pour une touche expérimentale tout droit venue de Manchester, le producteur français Saint DX, les Suisses de Sirens of Lesbos ainsi que Yoa, jeune voix française.

La billetterie, c’est par ici.

Fat White Family, Lysistrata… : voici la programmation du festival Levitation 2024 !

Par : Louise Lucas
22 mars 2024 à 10:56

Avis aux oreilles amatrices de rock : la onzième édition du festival Levitation se tiendra les 24 et 25 mai 2024 à Angers. Un rendez-vous qui s’apprête à rassembler, comme chaque année, la fine fleur de la musique alternative.

Le Chabada, salle de concerts angevine, déploiera ainsi deux scènes open air aux noms évocateurs – Elevation et Reverberation – sur lesquelles performeront, le temps de deux soirées, une quinzaine de groupes.

Deux jours, 17 groupes

Les festivités s’ouvriront avec le duo post-punk Sleaford Mods, suivi des Japonais·es d’Acid Mothers Temple, du duo pop-rock Sweeping Promises et des punks d’Upchuck, groupe d’Atlanta… avant de laisser la place aux Anglais de BEAK> et leur rock expérimental aux couleurs électroniques, au duo londonien O. ainsi qu’à Fragile, formation d’Angers fusionnant punk et esthétique emo.

Le lendemain, ce sera au tour des Anglais de Fat White Family de jouer devant le public tricolore, de même que le duo psyché Ghostwoman, les deux Américaines de Deap Vally, le quartet punk français Rendez Vous, Hint et son rock fusion, les géniaux Lysistrata, puis les Californiens de Hooveriii… Également au programme de cette seconde soirée : le krautrock de Melts – formation dublinoise – ainsi que la pop expérimentale de Hayden Besswood.

La billetterie, c’est par ici.

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