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Backdoor critique dans les NAS D-Link – 92 000 appareils vulnérables qui ne seront pas patchés

Par : Korben
6 avril 2024 à 18:03

Mauvaise nouvelle ! Un chercheur en sécurité du nom de « Netsecfish » vient de dénicher une faille bien vicieuse dans les NAS D-Link. C’est pas un petit bug de rien du tout puisque c’est une backdoor (porte dérobée) qui permet carrément d’exécuter des commandes à distance sur votre NAS ! Ce qui est flippant, c’est qu’il y aurait plus de 92 000 appareils exposés sur Internet qui seraient vulnérables à cette RCE.

D’après Netsecfish, la faille se planque dans le script « /cgi-bin/nas_sharing.cgi », qui gère les requêtes HTTP GET et qui autorise un compte caché avec le nom d’utilisateur « messagebus » et un mot de passe vide. Et en plus de cette porte dérobée, il y a également une faille d’injection de commande via le paramètre « system » qui permet d’exécuter tout et n’importe quoi sur le NAS. Une vraie passoire donc !

Quand on sait que sur nos NAS, on stocke à peu près tout, de nos photos perso à nos backups, je pense que là, on peut dire que ça craint. Bien sûr, vous vous dites sûrement : « Pas de panique, D-Link va corriger ça vite fait bien fait« .

Ah ah, que vous êtes drôles vous. Bah oui, parce que les modèles concernés sont en fin de vie, obsolètes, has been (comme vos t-shirts), donc D-Link ne compte pas développer de patch. Bouuuh les affreux ! La seule solution, c’est donc remplacer votre vieux NAS par un modèle plus récent. Ouin… Cela dit, je pense que les clients D-Link passeront à la concurrence… Au hasard Synology ????

92 000 appareils exposés, ça fait une belle brochette et même si c’est du vieux matos, ça doit trainer chez pas mal de monde et d’entreprises qui doivent encore l’utiliser et qui ne seront même pas au courant de ce problème, sauf s’ils lisent mon site évidemment ^^.

Bref, si vous avez un vieux NAS D-Link qui traîne dans un coin, éteignez-moi ça vite fait. Et par pitié, ne le laissez pas exposé sur Internet, sauf si vous aimez vivre dangereusement.

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Faille critique « WallEscape » dans Linux – Vos mots de passe en danger

Par : Korben
28 mars 2024 à 21:30

Saviez-vous qu’une faille de sécurité plus vicieuse qu’un boss de fin de niveau est tapie dans les entrailles de notre cher Linux depuis plus d’une décennie ? Et attention, on ne parle pas d’un vulgaire bug qui fait planter votre distrib’ préférée, non non. Cette saleté, baptisée « WallEscape » par Skyler Ferrante, un chercheur en sécurité un peu barré (on y reviendra), permet ni plus ni moins à un petit malin de vous subtiliser votre précieux mot de passe Admin !

Tout commence avec une commande anodine appelée « wall« , présente dans le package util-linux. Son petit boulot à elle, c’est d’envoyer des messages à tous les utilisateurs connectés sur une même machine. Jusque-là, rien de bien méchant, vous me direz.

Sauf que voilà, un beau jour, ou plutôt un sale jour de 2013, un commit un peu foireux est venu s’immiscer dans le code de wall tel un cheveu sur la soupe. Depuis, cette brebis galeuse s’est gentiment propagée dans toutes les versions de util-linux, tel un virus informatique qui s’ignore.

Mais qu’est-ce qu’il y avait de si terrible dans ce ce commit ? Eh bien, pour faire simple, le dev qui l’a poussé, a tout bonnement oublié de filtrer correctement les fameuses « escape sequences » dans les arguments de la ligne de commande. Résultat des courses : un petit malin un peu bricoleur peut maintenant s’amuser à injecter tout un tas de caractères de contrôle pour faire des trucs pas très catholiques sur votre terminal.

Et c’est là que notre ami chercheur en sécurité dont je vous parlais au début de l’article, entre en scène. Armé de sa curiosité légendaire et de son sens de l’humour douteux, il a flairé le potentiel de la faille et s’est amusé à monter un scénario d’attaque digne d’un film de ma saga préférée : « Die Hard ». L’idée, diaboliquement géniale, est d’utiliser ces fameuses « escape sequences » non filtrées pour créer de fausses invites sudo sur le terminal de la victime. Ainsi, tel un loup déguisé en agneau, l’attaquant peut vous inciter à gentiment taper votre mot de passe administrateur, pensant avoir affaire à une véritable demande d’authentification système.

Bon, je vous rassure tout de suite, il y a quand même quelques conditions à remplir pour que l’attaque fonctionne. Déjà, il faut que l’option « mesg » soit activée sur votre machine et que la commande wall ait les permissions setgid.

Bien sûr, en tant que vrai geek qui se respecte, vous avez probablement déjà mis à jour votre système avec la dernière version de util-linux qui colmate la brèche. Sinon, vous pouvez toujours vérifier que les permissions setgid ne sont pas activées sur wall ou carrément désactiver cette fonctionnalité de messages avec « mesg« .

En attendant, je ne peux que vous encourager à jeter un coup d’œil au PoC de notre ami chercheur, histoire de voir à quoi peut ressembler une fausse invite sudo des familles. C’est toujours ça de pris pour briller en société.

Allez, amusez-vous bien et n’oubliez pas : sudo rm -rf /*, c’est le mal !

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